Ces zèbres qui se prétendent savants

Il y a deux types de professeurs : les bons et mes soufre-douleurs. Je rends hommage au bons, et je bichonne les autres à ma manière.

Les profs … Ces bobos gauchisants qui prétendent détenir le savoir, du haut de leur BAC+3 ou +5, retranchés dans leur sécurité de l’emploi. Mais jusqu’où va leur science ?

La bible du prof, et son état futur ...Ils sont doués dans leur matière ?

C’est bien la moindre des choses. Encore que certains soient notoirement nuls. Cette catégorie se retrouve notamment chez les enseignants de Français, de sport et de musique. Comment ceux-là ont obtenu leur sésame pour le mammouth, c’est pour moi un mystère. Mais le fait est qu’ils ponctionnent chaque mois le malheureux animal, tout en assommant leurs élèves de leurs inepties.

Ils sont pédagogues ?

Certains oui. Ceux qui anticipent les incompréhensions, expliquent clairement, voire même prennent sur leur temps libre pour aider les élèves en difficulté. Mais il y aussi ceux qui font des cours brouillons, ne délivrant que le minimum d’explications et puis … comprendra qui pourra ! Ceux-là sont la honte de l’enseignement, et ils sont nombreux ! Ça risque d’ailleurs de ne pas s’améliorer avec la réforme de leur formation.

Ils savent s’adapter ?

Il y a ceux qui refont, ou du moins qui revoient leurs cours chaque année, en fonction de leur classe, de l’actualité ou des difficulté de la classe précédente. Et puis ceux qui ressortent depuis 20, 30, 40 ans les mêmes papiers jaunis et cornés, comme de vieux magnétophones desséchés depuis leur sortie de la fac. Qui s’oppose aux cours à la maison, par internet ? Croyez-moi, dans bien des cas, ça ne changerais pas grand chose.

Ils connaissent le monde auquel ils sont sensés préparer leur élèves ?

La bonne blague ! Un prof est un individu qui est retourné à l’école, mais du bon côté du bureau, après avoir fait ses études … où ça déjà ? Quelle connaissance du monde et de la réalité concrète du travail peuvent-ils avoir en dehors des livres intellos (pas toujours compris) qui jonchent leur chevet et des discours idéologiques de leur leader socialiste préféré ? Soyons sérieux ! Autant demander à Sarkozy de faire un cours de maïeutique, ça commencerait par « Casse toi pôv’ con ! » … Et si on leur demandait d’exercer une activité professionnelle dans le privé avant de répandre leur inculture ?

Ils connaissent la fonction publique ?

Ça oui ! C’est ce beau système qui protège un grand nombre d’entre eux d’un juste licenciement pour incompétence notoire. Au grand damn des inspections académiques, qui doivent trouver pour leurs cancres des planques au archives (véridique !).

L’Éducation coûte cher ? Et si on commençait par éliminer les déchêts  qui la parasitent ? … À bon entendeur !

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Les Kév’

Avez-vous déjà vu un Kév’ ? Mais si, faites un effort ! Bon, alors j’explique …

Kév’, susbt. masc. : jeun. nom générique, formé par élision à partir du prénom Kévin, désignant un petit con d’environ 14 à 18 ans, reconnaissable à sa coiffure, dite « coupe à la Kév' », qui consiste à se lisser les cheveux, puis à les rabattre vers l’avant du crâne en casque, en fixant une mèche généreuse en diagonale sur le front, voire sur les yeux. Il se reconnait également à l’énorme casque stéréo, si possible blanc et/ou doré, qui ne quitte jamais son cou, même sous la douche. Son uniforme se compose d’un pull à col V, porté à même la peau, et d’un jean moulant, comprimant fortement ses organes génitaux, empêchant ainsi la testostérone de déclencher l’apparition des caractères sexuels secondaires, d’où une allure générale de garçon coiffeur.

Encycl. : Le style Kév’ est un héritier des styles « tektonik » et « fashion », très appréciés de toutes les pédales autoproclamées « branchées » il y a  quelques années. L’effet recherché est une apparence androgyne, assez malsaine, de gamins qui n’ont pas encore tranché leur sexualité, hésitant entre le caractère rétro/démodé de l’hétérosexualité, et le caractère branché/in de l’homosexualité, qui de surcroit, favorise l’entrée dans les milieux artistiques (Pour entrer par la grande porte dans le show biz, ouvrez-lui votre porte de derrière). Les Kév’ se caractérisent par une forte propension à se moquer des non-Kév’, ainsi que le font tous les gens sans esprit, par un ethnocentrisme naïf et charmant. Pour finir, le Kév’ est fréquemment fils de médecin, d’avocat, … et fréquente les lycées de centre-ville. En conclusion, la mode des Kév’ est assez déprimante car vous avez l’impression de voir l’armée des clones sortir du lycée.

Facebook, intimité publique

Facebook, autoproclamé « réseau social », Facebook, pointé du doigt pour sa politique de conservation des données, mais Facebook, toujours autant fréquenté des 15-25 ans. Analyse d’un phénomène de société.

Historique

Créé à l’origine par des étudiants, dans le but de se retrouver et de reprendre puis de garder le contact, le site américain a beaucoup évolué. Devenu site de rencontre, espace d’échange, théâtre de lobbying et témoin de nos frasques, Facebook permet de créer votre page, votre groupe et votre publicité, pour promouvoir votre marque, votre chanteur préféré, ou votre blague potache à la mode, ausis bien que d’exhiber vos dernières photos de soirée. Quand je l’ai rejoint, en mai 2008, on y trouvait presque exclusivement des membres de la « bonne société », des rejetons de bonne famille, issue des sphères les plus élevées de la société, celles par lesquelles les modes arrivent ou se créent puis se diffusent. C’étaient ceux que je fréquentais, à l’époque, lycée privé oblige. On les retrouve dans certains groupes bien à eux, du type « Fans de Vicomte Arthur », « Scouts de France », « Fans de Jésus », « Rallies mondains » et autres niaiseries du même genre, frappées du sceau de la bourgeoisie qui s’emmerde. Près de deux ans plus tard, la population s’est tellement diversifiée que la bonne société délaisse la place, avant de la quitter sous peu.

Vu sur Facebook

Des déclarations d’amour enflammées, façon Roméo et Juliette de respectivement 19 et 15 ans, aux « photos-dossiers » de ses amis, ivres, qui rendent leurs tripes de la plus élégante façon, en passant par les soirées BCBG, les photos de vacances, les « statuts » qui informent le monde que vous êtes en couple … ou pas, les messages de gens qui dépriment … Facebook est le temple du voyeurisme accepté et de l’impudeur assumée. On observe un inquiètant glissement de la sphère privée voire intime vers la sphère publique. On peut le relativiser lorsqu’on sait qu’il est possible de contrôler qui peut voir les informations que l’on y publie. Mais dans les faits, peu de gens connaissent et maîtrisent les options, parfois complexes, qui permettent ces réglages. En conséquence de quoi, la plupart rendent leur vie privée accessible aux inconnus, sans le savoir.

Mais même si on admet que seuls les utilisateurs identifiés comme « amis » (qui ont été validés comme tels, de part et d’autre) peuvent accéder à notre profil et à nos photos, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’informations publiées n’ont pas a être vues, même par nos amis. Les messages d’amour, ou les photos au lit en sont un exemple. Ceux-ci relèvent de la sphère intime.

[stextbox id= »grey »]Je distingue en effet trois sphères :

  • la sphère publique, celle de nos rapports quotidiens avec l’extérieur, celle qui est au courant de ce que tout le monde sait sur nous,
  • la sphère privée, celle de nos rapports avec nos proches et nos amis, celle qui sait plus de choses sur nous et notre histoire,
  • et enfin la sphère intime, celle des relations à deux, celle des secrets qu’on partage en très petit comité, si toutefois on les partage.[/stextbox]

Le problème de Facebook

Le problème de Facebook est que les repères sont brouillés. Et j’ose avouer que je n’échappe pas toujours à la règle. Confronté à l’intimité trompeuse d’une page internet sur un écran, depuis chez soi, à la faveur d’un après-midi pluvieux qui s’allonge, la tendance est à se livrer, toujours trop. Mais si ce n’était qu’une tendance, cela n’aurait pas d’importance. Plus que cela, c’est un témoin supplémentaire d’un adolescence en déliquescence, perdue dans un monde où les repères s’effacent. Ce sont des êtres sans passé qui se cherchent, à travers les excès et le dépassement des limites. Les ravages d’une société privée de morale depuis 41 ans … De plus, sur Facebook, les parents ne sont pas là pour encadrer leur rejetons. Et de toute façon, ils ne pourraient pas les protéger éternellement. Mais ils pourraient peut-être leur apprendre simplement ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas. Les notions de dignité, d’honneur, même, pas celui au nom duquel on trucidait à la rapière, mais du vrai, qui fait qu’on inspire le respect. Contrebalancer les excès de notre société, apparemment si permissive, qui montre comme banal de s’exhiber, même dans ce qu’on a de plus personnel et intime, comme ces stars qu’on admire et qu’on jalouse tout à la fois.

Quand bien même, ces expériences de l’extrême pourraient être sans conséquences, mais les risques proviennent des traces que cela laisse, car les serveurs de Facebook n’oublieront pas les photos trash de cette demoiselle ivre dont on voit l’absence de culotte, au dessous de sa jupe déjà trop courte. C’est un des principaux motifs des détracteurs de Facebook : il n’est pas en conformité avec la législation française sur les fichiers informatiques. D’autre part, certains en ont déjà fait les frais de la publication de leur vie sur internet, après que leur employeur a été faire un petit tour sur leur profil …

Conclusion

Facebook reflet d’un évolution de la société ou responsable, même indirect, de cette évolution ? À mon sens, un peu des deux. C’est du moins un exemple frappant qui illustre le fait que la technologie n’apporte pas que du bon. Mais est-ce parce que quelques branches sont pourries qu’il faut abattre l’arbre ? Surtout que, bien plus que le grand méchant Facebook, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui sont responsables des dérives. Après tout, Internet est un potentiel qui n’est que ce qu’on en fait …

Janua vera, Jean-Philippe Jaworski

Connaissez-vous Jean-Philippe Jaworski ? Il a fort à parier que non. Nous allons donc y remédier. Et vous présenter son premier livre …

Le premier livre de J-P JaworskiL’auteur

J-P Jaworski, avant d’être un auteur remarquable, fut mon professeur de Français, en 1ère. Le genre de prof qu’on admire, assez discret, mais d’une érudition peu commune. J’ai conservé tous ses cours, précieusement, en tant que modèles du genre. Sur les salons, comme au lycée, c’est quelqu’un de très accessible, doté d’un humour particulier … Avant d’être un enseignant brillant, c’est aussi un passionné du Moyen-Âge, qui a notamment créé plusieurs jeux de rôles.

Le livre

L’ouvrage une petite perle. Je n’aime pas la fantasy, mais là, j’ai fait une exception. Le livre de compose de nouvelles se déroulant en plusieurs endroits du Royaume de Léomance, sorte de reconstruction d’une Europe miniature, version médiévale. La première nouvelle, assez déconcertante, et en tout cas, hermétique, raconte le mythe fondateur de la Terre de Léomance, l’histoire du roi légendaire Leodegar. Les autres sont des peintures de personnages pittoresques. On y retrouve des thèmes éternels, comme les manigances de pouvoir, le pouvoir des superstitions, l’amour, la guerre et l’empreinte du temps qui passe.

Ce qui surprend et émerveille, c’est la capacité de l’auteur à décrire avec une plume infiniment délicate les vicissitudes de l’âme humaine, dans ce qu’elle a de plus beau, de plus sombre et aussi de plus tragique. Sa langue est ciselée avec un soin particulier, ce qui rompt véritablement avec les mauvaises traductions d’auteurs américains, et les noms qu’il choisit pour ses personnages ont tous une éthymologie greco-latine. Rien n’est gratuit ni laissé au hasard. De manière générale, le texte est très littéraire, riche de symboles et et de références.

Si mon article ne suffit pas à vous convaincre de lire ce livre, sachez qu’il a reçu le prix du Cafard Cosmique. Et pour les amateurs, J-P Jaworski a récidivé en 2009, avec son second roman, Gagner la guerre, également situé dans le Vieux Royaume.

Note de l’ouvrage : [rating=5]

La prépa : pour qui, pourquoi ?

Le site admission-postbac ferme les inscriptions le 20 mars. Examinons donc ensemble la filière des classes préparatoires.

La prépa, ça sert à quoi ?

Les classes préparatoires servent à préparer les concours aux Grandes Écoles. Parmi celles-ci, on distingue les écoles littéraires (École des Chartes, …), les écoles de commerce (HEC, ESSEC, …) et les écoles d’ingénieurs (Polytechnique, Centrale, Mines, …). On trouve aussi les Écoles Normales Supérieures, qui sont un peu différentes, car orientées recherche et enseignement, dans toutes les matières (des maths au sport …). À chaque type d’école correspond un type de prépa : on a donc les prépas EC (commerce), khâgne (littéraire) aussi appelée la chouette, et maths sup (sciences) aussi nommé la taupe.

Chaque type de prépa est encore divisée en filières. Je vais  à présent me concentrer sur celle que je connais le mieux : la taupe. Cependant, toutes les prépas se ressemblent,dans les grandes lignes. Lire la suite La prépa : pour qui, pourquoi ?

Grands mythes et petites histoires de la prépa

On a beaucoup parlé et écrit à propos de cette institution française post-napoléonienne, à tort et à raison. Pour en finir avec les mythes, confidences d’un taupin désabusé …

Le prépa dans le regard des gens

Il n’y a pas à tergiverser : être en prépa est socialement valorisant, surtout dans les classes moyennes à élevées. Dans certaines familles (dynasties ?), c’est même un passage obligé. On n’a pas fini de rire des Polytechniciens de père en fils … À l’extérieur, on prend volontiers l’étudiant en prépa pour un bourreau de travail, une « super tête », quelqu’un d’admirable dans son abnégation, malgré des tendances masochistes. Et c’est vrai que le travail est réel, et difficile : il faut compter 40 h de cours hebdomadaires auquels s’ajoutent environ 15h de travail personnel, au minimum. Ajoutez à cela que la prépa est accessible uniquement après sélection sur dossier … Facile de passer pour un demi-dieu.

Et de l’intérieur …

Et pourtant, de l’intérieur, la vision est radicalement différente. On se prend des baffes, on encaisse les coups à l’ego, on ressemble à des geeks, mal rasés, mal coiffés, blaffards, en manque de sommeil et d’activités physiques plutôt qu’à des futurs cadres pleins de prestance. Et bien pire : tout le monde sait que c’est difficile, donc qu’il faut travailler, beaucoup, en conséquence de quoi un prépa pris en flagrant délit de loisir n’est pas crédible. L’entourage aime donc à faire pression sur « son » prépa pour qu’il travaille … encore plus ! De quoi faire des abrutis de travail dont la seule ouverture d’esprit  passe par des équations, si possibles différentielles, à coefficients non constants (c’est plus drôle), et pourquoi pas de degré 27 (vive Maple !). Au quotidien, la prépa ce sont des mauvaises notes malgré un travail réel, sauf pour les tous premiers de la classe. Ce sont des khôlleurs qui vous mettent 6/20 en vous disant « Il ne faut pas vous décourager ». Les professeurs semblent s’être donné le mot pour vous faire prendre conscience des « progrès qu’il reste à accomplir ». C’est une remise en cause permanente, et stressante.

Une formation pointue

Quoi qu’on en dise, les classes préparatoires sont une formation à l’efficacité prouvée. C’est une des raisons pour lesquelles elles coûtent si cher. La France a préféré investir dans les grandes écoles plutôt que dans les universités : après sélection des meilleurs éléments, on les forme pour devenir des élites.  Cela entraîne un taux d’échec quasi nul, donc pas de déchêts : la rentabilité est maximale. Les classes prépa (surtout scientifiques) apprennent à travailler vite, bien, à ne se concentrer que sur son travail, à gérer une quantité de travail parfois ahurissante, bref à devenir un futur cadre performant. Ajoutez à ça une formation à la communication, avec le retour des cours de Français (abandonnés en fin de 1ère), deux à trois heures hebdomadaires de khôlles (interrogations orales), des analyses de documents scientifiques (ADS, en taupe uniquement), bref de quoi apprendre mêmes aux plus timides à s’exprimer en public, on comprend que les entreprises aiment les anciens prépa !

Mais à quel prix ?

Alors me direz-vous, la prépa c’est le pied ? Si c’était si simple, je ne tuerais pas à écrire cet article … Il y a deux profils : les très bons, et les autres. Les très bons sont en général les n premiers d’une classe (de généralement 45). Pour eux, la prépa est un long fleuve tranquille : il n’y a qu’à travailler, ou presque. Pour les autres, ça peut rapidement tourner au cauchemar : la pression psychologique est forte car il faut se remettre en cause souvent, et supporter qu’un travail assidu ne rapporte pas toujours les notes attendues. La quantité de travail est si importante que les loisirs sont réduits au minimum, et le rythme soutenu épuise rapidement. Au nom de la réussite, quoique encore hypothétique, d’arrangement en concessions et de concessions en sacrifices, la prépa devient assez vite une ascèse, presque un sacerdoce.

De plus, les élèves en difficulté ont tendance à s’engouffrer dans un travers facile : travailler trop. Il s’épuisent, piètinent, dépriment parce que leur travail ne rapporte pas et craquent … J’en connais qui ne dorment plus que grâce aux médicaments, affrontent leur journée grâce à d’autres médicaments, et même un ancien major de PCSI, sorte de caricature du prépa, hissé au premier rang grâce au travail acharné et surtout au café de minuit, qui est allé se faire moine à la rentrée de Nouvel An. Mais on connaît aussi des exemples d’élèves qui, plafonnant à 16/20 de moyenne générale se rendaient en cours la peur au ventre, avec toutes les conséquences physiques et physiologiques qu’on imagine. La prépa détruit les faibles.

Des professeurs …

Même si les enseignants en classes préparatoires sont tous des agrégés, leurs qualités pédagogiques sont tout à fait variables. Entendons-nous : ils sont tous très bons dans leur matière. Mais l’enseignement est une profession dont la communication est l’élément fondamental. Et n’est pas communiquant qui veut … En effet, si certains sont clairs, concis, précis et savent à merveille anticiper les difficultés que peuvent rencontrer les élèves, d’autres ont un cours brouillon, désorganisé et fournissent le minimum d’explications. Ceux-ci soufrent d’un mal répandu dans l’Éducation nationale : la difficulté de celui qui sait à se mettre au niveau de celui qui ignore. On constate généralement que ceux qui furent les plus brillants étudiants sont les plus mauvais professeurs, et inversement, car les professeurs qui ont peiné dans leurs études ont du décortiquer les notions pour les comprendre, et savent donc les expliquer mieux que personne. Les autres, pour qui tout a toujours été évident, ne peuvent pas en dire autant.

En dehors des cours, la fête

Présenter uniquement les aspects sombres serait malhonnête, d’une part parce qu’ils ne concernent pas tout le monde, d’autre part parce que tout n’est pas sombre en prépa. Les classes de 45-50 étudiants, ce qui un petit effectif dans le supérieur, ont généralement quelque chose de particulier : la camaraderie. Soufrir ensemble crée des liens. Et pendant les vacances, on aime se retrouver pour faire la fête. Même en semaine, chaque occasion de décompresser est à saisir. Les copains (copines) sont un soutien de taille.

Pourquoi aller en prépa ?

La prépa est le meilleur moyen de devenir ingénieur, d’obtenir un métier intéressant, correctement rémunéré, ouvrant à tous les domaines possibles, en permettant toutes sortes de reconversions. Mais cette voie demande un niveau réel et surtout une grande force psychologique. Dans le cas contraire, rien n’est perdu car il existe d’autres voies moins intenses pour arriver au même résultat, comme les IUT, avec peut-être le prestige en moins. Mais le prestige est un luxe que tous ne peuvent se payer.