Archives pour la catégorie Cinéma

Tous nos films vus et approuvés.

Vous pensez tout connaître? 10 Films et Séries à voir.

En ce moi de Mai tout gris et tout pourri, du moins en Métropole, je vous offre un petit florilège d’œuvres pour égayer vos journées.
House of Cards
House of Cards

Mon idée était de vous proposer des films et séries que vous pourriez ne pas connaître : exit donc les Forrest Gump et autres Game of Thrones. Bien que ces exemples soient des chefs d’œuvres dans leur genre, ce n’est pas le message que j’ai envie de passer : le maître mot sera « Découverte ». 

[box id= »info »]Les notes sont tirées de l’Internet Movie Data Base (IMDB).
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Séries

How not to live your Life

(2007-2011) 3 saisons, Terminé. IMDB : 7.8/10

C’est une série comique anglaise qui raconte la vie de Don. Il vient d’hériter de la maison de sa grand mère et d’un paquet de dettes. Pour commencer à les payer il décide de chercher une colocataire. Le pitch ne fait pas vraiment rêver mais vous trouverez avec Don un personnage attachant par sa stupidité, son manque de savoir vivre. Il vous expliquera « Comment rater sa vie ».

Community

(2009-?) 4 saisons, en cours. IMDB : 8.7/10

C’est la vie d’une bande de personnes d’ethnies et d’ages différents dans un community college aux États Unis ( collège ouvert à tous ). C’est une série comique très porté sur les stéréotypes télévisuels et la culture pop. Ouvert à tous il fera rire principalement les gens qui sauront repérer ces allusions. On s’arrêtera tous de mémé à la 3eme saison, le départ ( forcé ) du créateur aura fait beaucoup de mal à la série.

Arrested Development

(2003-2013) 4 saisons, en cours. IMDB : 9.2/10

La série raconte la nouvelle vie d’une famille devenue riche grâce à l’entreprise montée par le grand père mais qui a presque tout perdu quand un scandale à éclater. Il s’agit là encore d’une série comique. Entre les caprices de toute la famille et la solitude du héros qui doit relancer l’entreprise seul, vous trouverez une famille atypique à mourir de rire. Pour la petite histoire, cette série a lancer la carrière de Jason Bateman et Michael Cera. Après une longue absence, une 4ème série a été tournée et devrait se terminer par un film dans les années à venir.

Hannibal

(2013-?) 1 saison, en cours. IMDB : 8.4/10

Comme son nom l’indique, ce n’est pas une série comique, elle retrace bien entendu l’histoire d’Hannibal Lecter. La série se place avant « Le Dragon Rouge » et met en scène le même héros : Will Graham. Hannibal est d’ailleurs joué par Mads Mikkelsen et autant vous dire qu’il n’a pas à rougir face à Anthony Hopkins ! Une série de qualité, avec des scènes parfois suggestive, elle vous donnera faim.

House of Cards

(2013-?) 1 saison, en cours. IMDB : 8.9/10

Sans conteste la série de l’année 2013, vous en avez même déjà entendu parlé. Porté par un Kevin Spacey au plus haut de son œuvre, c’est l’histoire d’un sénateur américain qui escalade la chaîne alimentaire sans épargner ses adversaires. La série est filmée de manière intéressante avec pas mal « d’apartés en direct » ( il faut voir au moins le trailer pour comprendre). Explorant les dessous de l’administration américaine, elle détrône sans difficulté Homeland qui avait déjà mis la barre très haute.

Et pour aller encore plus loin: Luther, Jekyll,  Da Vinci’s Demon, Firefly…

Films

Side Effects

(2013) de Steven Soderbergh avec Jude Law, Rooney Mara, Channing Tatum et Catherine Zeta-Jones.

IMDB : 7.2/10 (SCANDALE)

Le psychiatre docteur Banks ( Jude Law ) donne à sa patiente Emily ( Rooney Mara) un nouveau médicament très efficace mais avec un certain nombre d’effets secondaires. Une etrange affaire s’ouvre alors, plongeant le Dr Banks au cœur d’un scandale national. Un scénario béton avec des acteurs brillants, ce film est une pépite passée un peu trop inaperçue. Mention spéciale pour Rooney Mara.

The Boondock Saints

(1999) de Troy Duffy avec Willem Dafoe, Sean Patrick Flannery, Norman Reedus.

IMDB : 7.8/10

Le scénario est simple : deux frères décident, par un élan religieux, de purifier la ville de la mafia Italienne et Russe. Un film d’action sans fioritures qui vous fera passer un très bon moment, le tout agrémenté de quelques blagues justement placées.

Sucker Punch

(2011) de Zack Snyder avec Emily Browning

IMDB : 6/10 ( mouais, sévère )

Attention, petit plaisir personnel, pas pour les jolies filles présentes dans le film mais pour la beauté du film. A regarder en HD ! Bien que dans la même lignée, je l’ai trouvé encore plus impressionnant que 300 et Watchmen. Certains ( la plupart ) trouve le scénario pipeau et voient le film comme une manière de mettre des minettes en mini jupes et assouvir le fantasme geek de base, on a du mal à leur donner tort. Cependant, en faisant abstraction de ce détail, on a devant nous un film qui va nous en mettre plein les yeux. Les effets spéciaux sont superbes, les scènes d’actions sortent des délires les plus fous de n’importe quel adolescent planté devant sa console. Mettez votre cerveau de côté et admirez le paysage.

Death at a Funeral

(2007) de Frank Oz avec Matthew McFayden

IMDB : 7.3/10

Attention, version anglaise et pas le remake américain ! Le film se passe pendant les funérailles d’un père de famille. Drogue, fête de famille et petits secrets. Il y a tout pour dynamiter une soirée a priori tranquille. Une comédie à l’humour noir qui vous fera mourir de rire.

In Bruges

(2008) de Matin McDonagh avec Colin Farell , Brendan Gleeson et Ralph Fiennes

IMDB: 8/10

Deux assassins se retrouvent à Bruges après un contrat qui ne s’est pas passé comme prévu. Leur mission ? Attendre les instructions. Les deux compères aborde différemment cette mise à l’écart, le premier va en profiter pour visiter la ville alors que l’autre va ronchonner et traîner les pieds. Une comédie là encore avec un humour assez noir. 

Et pour aller plus loin: Four Lions, Inside Man, Garden State…

C’est tout pour cette fois ci , j’espère que vous allez aimer quelques unes de mes petites propositions.

— Sp0tnik

Royal Affair, le film à voir ce mois-ci !

C’eût put être une romance à l’eau de rose, ou un conte philosophique niais commis par cet imbécile de Voltaire, mais non. C’est encore un beau film de cette fin d’année 2012.

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Au XVIIIe siècle, dans le Royaume du Danemark arrive la futur reine, qui n’est encore qu’une noble anglaise, pour épouser le roi. Elle est cultivée, lit les philosophes, mais la plupart des livres qu’elle amène avec elle lui sont confisqués à son arrivée car censurés au Danemark.

Et puis elle découvre son mari, le roi fou, fantasque et grandiloquent, fait pour le théâtre mais pas pour la politique. Un homme faible, sans volonté, que la noblesse manipule pour servir ses intérêts.

À la faveur d’un voyage en Europe, on lui assigne un médecin, le docteur Struensee, fils d’un pasteur allemand et libre penseur. L’homme est intelligent, il comprend le roi, devient son ami, son confident, son homme de confiance.

Au retour du roi au Danemark, la reine fait la connaissance de cet homme, avec qui elle partage des lectures subversives et des idées avant-gardistes. Et puis arrive ce qui devait arriver entre un homme et une femme qui vibrent à l’unisson.

Ensemble, ils vont utiliser l’emprise de Struensee sur le roi pour faire passer des réformes audacieuses, égalitaristes, libertaires, qui sont très mal vues par la noblesse, d’autant plus que Struensee est roturier. La gratuité de l’instruction, un semblant de protection sociale et surtout la taxation de la noblesse sont des premières européennes.

Le combat est épique, et l’issue funeste. C’est beau, c’est grand, c’est triste.

Les acteurs sont excellents, la mise en scène irréprochable, on passe un grand moment. Le film n’est pas spécialement joyeux, mais pas pessimiste pour autant.

Vous devez absolument aller voir Royal affair.

Argo, un film qui ne vous laissera pas respirer

Argo, le dernier film de Ben Affleck est une merveille. Il semble que les salles obscures soient décidées à nous combler, cet hiver.

Argo, de Ben Affleck

Synopsis

Le 4 novembre 1979, en pleine révolution iranienne, des militants iraniens prennent d’assaut l’ambassade des États-Unis. Les révolutionnaires font alors 52 otages, mais 6 diplomates parviennent à s’enfuir et à se réfugier à l’ambassade du Canada. 6 diplomates qu’il va falloir exfiltrer d’un pays où les frontières et les aéroports sont soigneusement gardés.

Tony Mendez, spécialiste de l’exfiltration de la CIA monte alors un plan totalement délirant, osé, risqué, mais sans alternative plus sérieuse.

Critique

Basé sur une histoire vraie, fidèle aux documents d’époque, on pourrait s’attendre à tomber dans le documentaire. Et bien non.

Le scénario est irréprochable, étant en grande partie réel. On évite donc à la fois l’effet « comme par hasard », avec des rebondissements un peu gros, et l’effet « post-it », avec un scénario tenant en 3 lignes. C’est assez agréable.

Mais la vraie bonne surprise de ce film est qu’il vous colle à votre siège : aucune longueur, de l’action juste ce qu’il faut, un suspense au bord de l’angoisse, de l’adrénaline, quelques moments de cynisme bien placé, et au final une belle histoire d’hommes pris dans la grande Histoire, servie par des acteurs excellents d’un bout à l’autre.

Ça décoiffe.

God bless America, ou Mort aux cons !

Si vous étiez atteint d’une tumeur incurable au cerveau, que votre mariage avait abouti à un divorce, que votre fille unique refusait de vous voir, que vous vous faisiez virer de votre boulot pour motif de harcèlement sexuel après avoir simplement envoyé des fleurs à une collègue qui venait de passer une journée difficile, que feriez-vous ?

Ajoutons au tableau que vos voisins sont d’insupportables beaufs impolis qui ont mis au monde une sirène d’alarme en lieu et place de bébé, que vous souffrez de migraines épouvantables et d’insomnies.

Et puis, là, vous vous rendez compte de la déliquescence des média qui ont érigé la méchanceté et la frivolité en nouveau credo, transformant grâce à la télé-réalité d’insupportables prétentieux en stars…

Franck, lui, a choisi son camp : il va exterminer la plus insupportable pétasse passée sur toutes les chaînes ces 48 dernières heures, avant de mettre fin à ses jours. Enfin, d’essayer. Car, en commettant son forfait, il va rencontrer Roxy, lycéenne délurée tout aussi désenchantée par son époque.

À deux, ils vont procéder à l’extermination par balle de tous les « méchants » made in USA : homophobes, journalistes, membres du tea party, antisémites…

Un film qui évite bien des écueils

Un tel sujet, une telle situation initiale… Il y a de quoi tomber dans les poncifs, le pathos, le larmoiement latent. Et bien non. Le film se joue des codes du genre, en adoptant un point de vue résolument décalé.

Malgré quelques moments plus graves, quelques critiques bien placées (mais parfois un peu trop entendues et convenues), le film n’a pourtant pas vocation à être un pamphlet. Ce dont on lui sait gré.

C’est drôle, c’est frais, c’est tordu et délirant. C’est une vengeance collective, un « mort aux cons ! » généralisé et salvateur, qui fait rire et qui fait catharsis. C’est un bon moment sans prise de tête.

God Bless America

Un film à voir en VO, autant que possible…

Skyfall, ou James Bond réinventé

Après 50 ans d’histoire de la franchise Bond, force est de constater que le dernier opus est une réussite, et que le genre a su brillament se réinventer.

Skyfall

Je suis depuis toujours un grand fan de James Bond, mais pas pour les raisons qu’on peut croire… D’abord, je fais partie des lecteurs de Ian Flemming, et j’essaye de convertir les pro comme les anti James Bond version cinéma à ses origines littéraires, beaucoup plus fines, plus psychologiques, et plus crédibles.

Ensuite, je regarde les épisodes antérieurs aux années 2000 en me bidonnant, tant les détails pas crédibles, l’excès de gadgets, la diabolisation outrancière du communiste, les supers méchants supers ridicules et les filles qui tombent trop facilement dans son lit donnent un résultat à la limite de la parodie.

Habitué donc aux Bond classiques, j’ai eu du mal avec le choix de Daniel Craig, dont les allures de brute épaisse évoquent plutôt les méchants du KGB que le Commander un rien aristocratique de la vieille Angleterre. Et pourtant…

Après 3 épisodes avec Daniel Craig, on a l’impression que ce nouveau James Bond a su trouver son rythme de croisière, dans un Bond beaucoup plus crédible, plus profond, plus complexe, plus sombre et… plus humain que ses prédecesseurs.

Il faut dire que le contexte a beaucoup changé : la Guerre froide est un lointain souvenir, qui n’évoque rien d’autre qu’un cours d’histoire pour tous ceux de ma génération. La lutte OTAN/URSS qui a fait les grandes heures de la franchise n’est donc plus au goût du jour. À ce titre, la reconversion dans l’anti-terrorisme de Bond est bien vue.

Les codes du genre ont donc été bien dépoussiérés, avec un abandon des gadgets à Q, qui étaient allés franchement trop loin auparavant, une révision de tous les aspects franchement misogynes de la série, où la femme passait quand même clairement pour une cruche sans volonté qui finirait dans le lit de James de toute façon. Avec un regret, toutefois, qui est que les derniers opus flirtent dangereusement avec le polar noir, privilégiant l’aspect « enquête » à l’aspect « infiltration/renseigement ».

Skyfall est donc une réussite, mais également un tournant. On y sent un tiraillement entre les anciennes et les nouvelles méthodes (qui est un élément clé de l’intrigue), un changement radical mais également un retour aux sources, et de nombreuses allusions (y compris sur le registre de l’auto-dérision) au passé de la série.

Les effets spéciaux du début du film sont proprement inédits et époustouflants. La bande originale d’Adele est de très bonne facture (ce qui n’a pas toujours été le cas, sur les épisodes des années 1980-90). Le film réinvestit donc les codes du genre (scènes de casino et smoking de rigueur), en usant régulièrement d’anti-clichés, mais en tombant tout de même dans quelques écueils de « comme par hasard », tout en mettant l’accent sur l’action. On notera l’absence quasi totale de scènes érotiques, se limitant à deux baisers langoureux dont on devine aisément la suite, dans des plans beaucoup plus courts et plus sobres que ce à quoi nous avait habitué 007. De plus, la musique caractéristique de tous les films se fait relativement discrète sur celui-ci, ce qui contribue peut-être à en changer l’ambiance.

Ceci dit, James Bond reste l’incarnation de l’élégance masculine à toute épreuve. De ce côté là, aucune raison de changer une recette qui fonctionne. Il conserve – mais avec d’avantage de sobriété – son côté ironique un rien fanfaron, mais l’on ne verra pas Daniel Craig, à l’image de Sean Connery, picorer quelques grains de raisin dans la coupe de fruits, avant de sortir de la chambre d’hôtel du méchant.

De nombreux changements de personnels sont à prévoir au MI6, avec l’entrée de jeunes blancs becs qui n’est pas sans provoquer des frictions avec les anciens jugés dépassés (mais encore efficaces) et surtout un retour aux sources pour 007 sur fond de plongée dans le passé gênant de M.

Bref, Skyfall est un excellent moment de cinéma que je vous recommande, et qui saura séduire un public beaucoup plus large que les épisodes antérieurs aux années 2000.

Extraits

Bande originale d’Adele, d’une rare élégance, dans la tradition des BO de James Bond, mais avec ce petit truc en plus.

Bandes annonces


Snatch

Snatch est un film de gangster burlesque tirant sur la comédie. C’est l’histoire d’un duo, Turkish et Tommy, qui gère un groupe de boxeurs. Mais aussi celle de Sol et Vinny deux petits truands. Mais aussi celle de Boris « The Blade », ancienne bête noire du KGB, Mickey le gitan irlandais, Brick Top le magnat des combats illégaux en tout genre… Ce tranquille écosystème de la pègre anglaise va pourtant être bouleversé par le vol d’un diamant par Franky : « 4 Fingers »…

Vous l’aurez compris Snatch est le genre de film montrant l’évolution de plusieurs groupes de personnages qui vont peu à peu se rapprocher, les liens qui les unissent vont se révéler, le tout créant quiproquos et rencontres saugrenues.

Le film est rythmé, appuyé par une bande son judicieuse qui rappelle les œuvres de Tarantino et Edgar Wright. L’immersion dans la pègre se fait immédiatement avec des acteurs efficaces, sous une narration de Jason Statham. D’ailleurs si vous en avez l’occasion regardez le en VO, pour le délicieux accent anglais, contrairement au plat et gras accent américain et pour le choc de la voix de Jason Statham/Turkish qui vous fera très vite oublier ces risibles doublages français sentant la testostérone et les paquets de clopes (cf le transporteur)… Rectification, ne le regardez pas si vous n’avez que la version française. Oui ne gâchez pas un tel film avec des voix ridicules.

Par sa structure atypique et ses rebondissement hilarants, Snatch trône parmi mes films préférés. Les personnages sont très bien interprétés, les rôles sont à peine caricaturaux et les dialogues deviennent rapidement culte tant ils sont nets et énoncés avec un entrain à tout épreuve ! Mais aussi parce que les acteurs endossent des rôles qui tranchent avec leurs habitudes, dans une production qui, malgré le casting, est bien moindre que celles auxquelles ils sont habitués. Si vous pensez pouvoir suivre la myriade de personnages dans un chaos apparent, alors foncez sur ce qui est un des joyaux du cinéma anglais.

Avec Snatch je suis littéralement tombé amoureux des film de Guy Ritchie (dans le même genre : Amour Crime et Botanique et Rock’n’Rolla). Et je vous incite à regarder sa filmographie, car il fait partie des réalisateurs qui méritent qu’on s’intéresse à eux.

Bon Film !

Une motte de beurre signée Allen

Le dernier Woody Allen, Minuit à Paris, sans être un navet complet, se montre décevant pour les amateurs du genre.

Lorsqu’un homme annonce à cinq minutes du début du film qu’il va se marier, tout le monde sait que rien ne va se passer comme prévu, qu’il va découvrir que celle qu’il s’apprête à épouser n’est pas la femme de sa vie, et qu’il a cédé à la pression des épousailles par pur formalisme et respect des convenances.

Oups, j’ai raconté le film. Certes, il y a un peu plus que cela : du merveilleux, puisque qu’on voyage dans Paris à travers les époques au moyen d’une Peugeot Landaulet 184. Et Gil va découvrir cette ville de façon inattendue… Mais ça ne va guère plus loin.

Les personnages

Si le scénario n’est pas très original, la psychologie des personnages laisse aussi un goût de déjà-vu, tant elle est caricaturale et convenue : l’ex-futur beau-père américain qui se comporte à l’étranger comme en pays conquis, l’ex-future belle-mère qui prend son ex-futur gendre pour un raté, l’ex-future épouse insupportable, capricieuse, et castratrice qui l’enfonce lorsqu’elle essaie de le complimenter et qui va tomber sous le charme du pseudo intello pédant au savoir universel et superficiel, quand il n’est pas erroné.

Le gaillard est d’autant plus exaspérant que je ne suis pas sans me reconnaître en lui : à ramener sa science à tout bout de champ, à étaler sa pseudo culture en tartines généreuses et écœurantes, sans se soucier de la personne qui se trouve en face de lui et en lui imposant ses choix sans l’écouter, on a juste envie de lui mettre des claques. 

Cliché(s)

On déplore le côté cliché et carte postale, on voit Paris comme une ville morte, une ville musée. Le film est un cliché rempli de clichés. Et c’est dommage.

Et pourtant…

Et pourtant le film n’est pas fondamentalement mauvais. Sans surprises, certes, mais bien filmé et plutôt bien joué (si on omet Carla Bruni dont le jeu est emprunté), il se laisse regarder. C’est un bon moment de qualité inférieure, mais de qualité tout de même. Et puis la bande originale est excellente.

Un film à voir quand il n’y a rien d’autre, mais sans regrets…