Pourquoi je ne publie (presque) plus

Lassitude, ça pourrait être le mot qui décrirait ce que je ressens face au web de cette fin 2013. Bientôt 4 ans que j’ai ouvert la boîte, et c’est de moins en moins cool.

J’avais 18 ans, je ne savais pas programmer, j’avais des idées, des choses à dire. Avec la Gazette, j’ai appris à coder, en PHP, en HTML, en CSS, un peu en javascript, j’ai appris à traiter avec Google et comment utiliser les réseaux sociaux. J’ai espéré faire un peu d’argent avec mon travail, ça a presque marché à un moment. J’ai expérimenté plein de choses, sur le fond et sur la forme. J’ai écrit des bijoux et des daubes. J’ai fait parfois du racoleur, parfois du sélectif. J’ai beaucoup appris. C’était l’époque où il y avait moins de pub sur Facebook, où il n’y en avait pas sur Youtube, et où Deezer était gratuit et illimité. #C’étaitMieuxAvant.

Près de 4 ans après, je suis fatigué, désabusé. Internet n’est pas, n’est plus un lieu de débat. La violence monte trop vite, les points Godwin viennent trop naturellement, on s’échauffe, on s’engueule, parfois même on se menace… pour des idées. On ne peut pas discuter sur Internet, les choses dégénèrent trop vite. Interdire l’anonymat, n’en déplaise à Google et à Facebook, n’est pas la solution. Il n’y a que les débats face à face qui peuvent mener quelque part, et encore… Je supprime les commentaires à tour de bras, avec mépris. J’ai décidé de fermer automatiquement les commentaires des articles de plus de 60 jours, les déterrages de topics ne sont jamais intelligents et me donnent envie de tuer des chatons.

Dans la même veine, la promesse des journaux indépendants « pure-players » (uniquement en ligne) de la trempe de Slate ou Rue89 a fait plouf ! On y lit le même ramassis de merdes qu’ailleurs, des articles péremptoires et creux de petits cons de journalistes écrivant pour se faire valoir, qui ont tout vu tout lu. On y emploie des blogueurs qui confondent un journal de presse avec leur journal intime, avancent des opinions (!) quand leur job consiste à analyser l’actualité, se piquent de sciences humaines avec un manque cruel de rigueur et d’approfondissement. C’est un vague chaos d’à-peu-près et d’on-dit-que, de tentatives d’articles qui mériteraient qu’on y consacre un essai entier pour espérer apporter quelque chose au sujet.

Les réseaux sociaux me gonflent, Twitter en tête. C’est la basse-cour de l’égo, le défilé des m’as-tu-vu. On jase, on se rengorge, on se retwitte avec connivence, on se reluque avec concupiscence, on se congratule avec suffisance. La gerbe. Il y a 3 ans, je taillais des bavettes avec Mademoizelle Geekette et deBous, aujourd’hui leurs tweets sont perdus dans un flot de merdes, entre les webmarketeux à la gomme et les community managers qui croient avoir inventé le web mais qui sautent au plafond en voyant une ligne de code. Sans parler des technophiles outranciers prétendument geeks, dont l’existence tourne autour de la dernière prochaine keynote Apple. La gerbe. J’unfollow plus que je ne follow, je dégage le monde au fur et à mesure qu’il me gonfle. J’ai même un mec que j’avais dégagé qui a négocié avec moi pour que je me rabonne à son flux Twitter, et que je sois son follower N°231 (un attaché parlementaire UMP, faut pas déconner non plus !).

Des enfoirés ont fait du blog un outil marketing et ont pourris la tête des chômeurs longue durée avec des histoires enjolivées de « blogs qui rapportent ». Depuis 2011, ils se sont tous mis à faire les même blogs pourris sur « comment bloguer et gagner un max », sans piger qu’ils sont les membres d’une vaste chaîne de Ponzi et que 567 crétins ont déjà fait comme eux. Mais Roland et Amacker vendent toujours des formations blogging hors de prix. Personne n’a encore compris que si l’arn…stuce marchait vraiment, ces mecs là l’appliqueraient en silence jusqu’à ce qu’elle soit éventée, plutôt que de refiler le tuyau. Et que donc, le secret de leur succès n’est pas tant leur blog que les promesses de richesse qu’ils y relaient et les formations liées qu’ils dispensent. #aga

Internet laisse parler les cons et les nourrit. Internet divertit plus qu’il ne questionne ou n’alerte, et ça c’est grave. Mais ce n’est pas juste internet. Depuis que je suis au Québec, j’ai un œil sur les États Unis (les « États » comme ont dit ici), et ce que je vois fais peur. Leurs programmes télévisuels touchent le fond, par leur ineptie et leur mise en scène permanente, en érigeant la stupidité comme modèle et norme sociale, mais le pire est qu’ils servent de modèles à des chaînes comme TF1 et M6, chez nous. On dirait qu’ils cherchent absolument à bannir tout ce qui pourrait élever le débat.

J’ai 22 ans et je suis un vieux con du web. Je n’ai plus le goût de parler, de prendre position : j’ai la sensation que rien ne changera, que je parle ou que je me taise. J’ai la sensation que rien de ce que je pourrais dire n’ait déjà été traité. C’est fou avec quelle vanité on pense être différent des générations précédentes, alors que Socrate radotait déjà, au Ve siècle av. JC :

« Notre jeunesse aime le luxe, elle est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui sont des tyrans. Ils ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce, ils répondent à leurs parents et ils sont tout simplement mauvais. »  (Socrate – 470-399 avant J.C.)

Depuis tout petit, j’entends des tas de gens dire que quelque chose ne va pas, sans dire précisément quoi. Et quand ils avancent des hypothèses, elles sont juste marquées par une compréhension lacunaire et déficiente des problèmes, ponctuées d’approximations dangereuses et de lieux communs rassurants. Quand l’un ou l’autre énonce une solution « simple » et « évidente », voire de « bon sens », c’est qu’il a tellement simplifié le problème et occulté tant de paramètres que sa bonne idée ne marcherait seulement si ses hypothèses étaient vraies, dans une réalité alternative qu’on lui fabrique à la télé, et qui est assez simple pour qu’il la comprenne.

Les problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui sont infiniment complexes, quels qu’ils soient (sociaux, environnementaux, économiques, etc.). Des gens qualifiés et expérimentés, en groupes pluridisciplinaires, s’arrachent les cheveux dessus. Mais dans un flot continu d’inepties, il semble que certains veuillent s’acharner à y proposer des solutions rapides, séduisantes à première vue. Et le monde se contente de ça. Foutue « sagesse populaire » !

De plus en plus, je laisse dire et je fais à mon idée. Et je refrène un article bien senti qui répondrait aux conneries que je lis. Discuter, c’est souvent une perte de temps. La physique m’a appris que le bon sens est rarement la vérité. On n’aurait pas mis 2400 ans à comprendre ce qu’est un atome si le bon sens suffisait. Et il y a encore des gens pour croire que c’est le Soleil qui tourne autour de la Terre, parce que « ça se voit ! ». L’ingénierie m’apprend qu’on n’est jamais génial tout seul dans son coin, du moins plus en 2013 où la complexité des problèmes requiert des compétences si variées qu’une seule personne ne peut les posséder toutes. De plus analyser quoi que ce soit, ça prend du temps et ce n’est jamais simple, ce qui fait que tout raisonnement rapide et apparemment simple est suspect et probablement faux.

Quand j’aurais assez de fric pour que ma voix compte, promis, je la ramènerai.

Bon ça n’empêche que je vais bientôt mettre en ligne des photos de cet été et des enregistrements pianistiques. Je vais faire moins d’opinion, plus de création. Y a que ça de vrai.

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8 réflexions sur “ Pourquoi je ne publie (presque) plus ”

  1. Pas faux. Mais pour ce qui est de s’informer pense aux encore plus vieux cons que toi qui étaient tributaires de quelques medias papiers indépendants et des radios à onde courte.
    Si tu parles anglais tu as accès au web anglophone, à toi de te faire ton menu en fonction du temps que tu as à y consacrer.
    Pour ce qui est de faire soi-même quelque chose d’intéressant sur le web, moi aussi je cherche…pas d’idées.
    Joyeuses fêtes quand même.

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  2. Eh bien, pour ce qui est de la société d’abrutis nourrit par la télévision, c’est vraiment peu de le dire mais cela ne date pas d’hier… J’ai bien pu voir la différence quand j’étais petite au moment où je regardais des documentaires « vachement » intéressant fait par des gens qui connaissaient leur sujet. Depuis un bon paquet d’années à présent il n’ y à plus que de la lie. C’est d’ailleurs comme cela que je me suis empressée de ne plus rien regarder. On est déjà suffisamment bête à la base pour ne pas s’en resservir une couche au dîner.
    Ne plus parler est-ce la solution? Non, il faut continuer à tort et à travers à donner son avis. Se taire c’est aussi laisser la place à un web sans contre-idées si on va part là, à quoi bon répondre si on ne réponds plus aux critiques, on ne réponds plus à rien. Et c’est bien dommage. Si je lis parfois des choses incroyables sur la toile ( on veut éradiquer des noirs par ici, on est nazi et fiers de l’être par là ) je serais bien plus choquée si je ne voyais pas les mécontentements des gens qui répondent à ce genre de messages.

    S’exprimer c’est se battre pour ses idées, parfois les répandre et faire changer quelqu’un d’avis. Et bien rien que pour cela ça en vaut la peine.

    Bon, sinon j’ai pris un coup de vieux quand j’ai relu ton âge. Hubert aussi on dirait. Merci. (!) Mais justement à ton âge déjà être « gavé », tu crois pas que c’est un peu tôt?
    Nous aussi, enfin ceux qui partagent quelques unes de tes idées, on est parfois gavés comme toi, mais on supporte, sinon il ne reste plus qu’à en finir finalement. ( Impossible de changer de planète, quelle poisse..)

    On n’a pas besoin d’être intéressant sur le web pour exister, la preuve tu l’as, tu ne fais qu’en parler dans ton article, Une montagne de cons qui parlent pour ne rien dire, ou encore qui se complaisent à parler d’eux même alors que les gens ne devrait (normalement) en avoir rien à faire. Mais non, eux aussi ils servent, car il y a des milliers de gens (boulets) qui viennent les lire.
    Tu te trompes juste de public, échange avec des gens pointus si tu l’es, échange avec des gens de ton milieu, de ton travail/étude.

    Mais sache qu’en crachant sur ces gens, tu dois passer aux yeux des autres pour quelqu’un qui se sent au dessus de la masse, ou du moins d’un milieu différent. Et cela, ça plait pas toujours au lectorat. Ils peuvent te considérer comme une grande gueule égocentrique et t’éclipser rapidement. Je ressens moi même parfois dans tes discours que tu te sens différent, mais beaucoup plus révolté que supérieur, donc pour moi ça passe.

    Il faut savoir accepter des choses aussi, la stupidité des autres en fait partie, la sienne également ( mais ça c’est plus dur à accepter :p ) Et parfois dur de s’en apercevoir sans qu’on nous le pointe du doigt.

    Quand je te lis j’ai parfois l’impression de voir un révolutionnaire, mon père est comme cela. Cela lui a valu une sacrée réputation qui non seulement m’a poursuivie mais en plus l’a complètement grillé dans sa vie en général.

    Eh oui, faire passer des idées c’est pas facile, il en reste qu’il faut souvent être immaculé aux yeux des autres pour pouvoir les critiquer. Et ça qui l’est? Vraiment, je parle… Eh bien personne finalement, ou une poignée.

    Parler avec fougue c’est bien, c’est franc c’est beau, mais avec l’expérience, une idée quelle quelle soit passe bien mieux avec un ton un peu plus mesuré.

    Il existe encore des journalistes qui en valent la peine, des gens qui en valent la peine. Mais, ceux qui se sont plantés de voie, ceux qui sont « cons » ils peuvent encore changer 🙂

    Bonne fêtes et continue à écrire quand même sinon, qui lirais-je? Je suis abonnée ici et je suis bien. Je ne le suis nulle part ailleurs, moi ça me suffit. (Et je suis égoïste en plus)

    Ah oui, les envies de meurtres sur les chatons je désapprouve, ne va pas avoir envie de tuer les animaux, seuls êtres vraiment innocents sur cette planète. Je sais que c’est une expression, mais elle est tellement conne, m’enfin on sait qui l’a encore inventée…

    o/

    Ps: Milles excuses pour les fautes, et le commentaire désorganisé je fais de l’informatique, pas de l’orthographe//rédaction à longueur de journée (merci correcteurs automatiques)

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  3. Un article que j’aurais pu écrire tant certaines phrases ressemblent à celles que j’ai l’habitude de pondre.
    (Mention spéciale pour les lignes sur les inepties télévisuelles et la médiocrité mise au rang de modèle)

    Alors oui on a le droit de se sentir blasé, oui on a le droit d’être désabusé devant l’indigence intellectuelle galopante de cette génération. (J’en ai pour preuve les hashtags abêtissants comme #OnSeFollowLexxxxSansPression, les #AlloNabilla, et toutes ces frivolités qui dénotent une certaine accointance envers les miasmes télévisuels)

    Mais j’écris avant tout pour moi avant d’écrire pour les autres. Malgré cela, je m’efforce (qu’il s’agisse de mon blog, de mon Twitter, de mon Facebook) de diffuser ce qui me plaît et ce qui mérite d’être diffusé : de la musique, de la littérature, j’essaie d’ouvrir des débats, de pousser à la réflexion.
    J’ai souvent l’impression d’agir en vain. Mais je continue sans relâche en dépit d’un résultat satisfaisant.
    Parce que l’Internet nous offre la plus grande banque de savoir au monde, parce que l’homme devrait profiter de cette chance inouïe à l’heure où l’école périclite en raison du nivellement par le bas, parce que « l’ignorance c’est la force » (comprendre : il est bien plus facile de gouverner un peuple ignare).

    N’oublions pas que « le mal triomphe par l’inaction des gens de bien. »
    Edmund Burke

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  4. Sans trop embarquer dans la conophobie, qui est quand même le sujet bateau le plus démagogue de la terre, ce qui me fait mal avec les média et les journalistes, c’est quand je revois des images d’archives de Jacques Chancel ou de Bernard Pivot. Outre leur français impeccable, il avaient le talent d’emmener leurs invités sur des terrains intelligents, en s’effaçant et en les laissant parler, avec l’intelligence de l’humilité.

    Aujourd’hui, quand je vois Slate, ou même le Petit Journal de Canal +, je vois des petits cons arrogants en costumes cintrés, insupportables de suffisance (mais si ce n’était que ça…) qui semblent recevoir des invités pour se faire valoir et montrer comme ils sont impertinents et iconoclastes. Les interviewés ne peuvent quasiment pas en placer une, et des mecs comme Pujadas essaient de leur faire dire juste ce qu’ils ont envie d’entendre, tout pour le buzz. Il y a juste Christiane Taubira qui a un talent particulier pour recadrer le débat et pour ne pas se laisser entraîner par ces fouilles-merde.

    Je n’ai rien contre les programmes de divertissement, mais le problème est qu’ils ont totalement remplacé les programmes plus intelligents, plus instructifs, et qu’on se retrouve à essayer d’empêcher les gens de penser par eux mêmes. C’est quand même quelque chose de devoir attendre 22h30 pour avoir des émissions culturelles, et d’entendre parler 10 jours du fait-divers à la con quand on ne sait même pas ce qui s’est dit mercredi à l’Assemblée Nationale…

    Ceci dit, 22 ans, je ne pense pas que ce soit trop jeune pour être tanné. J’ai brûlé les étapes dans pas mal d’autres domaines. Je suis entrepreneur, élève ingé, expatrié, prof de piano, j’ai publié 3 bouquins… Mais je ne me définirais pas comme révolutionnaire. Juste facilement excédé et intransigeant. C’est la raison pour laquelle je préfère désormais investir mon énergie dans la technique et l’ingénierie plutôt qu’à essayer de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. On peut changer beaucoup plus avec l’innovation et les profits qu’avec tous les discours et tous les débats, attendu que, de base, c’est le pognon qui fait tourner la machine…

    Bonnes fêtes également à vous tous !

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    1. Bonjour Arle,
      Suis « tombé » sur ton blog, justement en tapant dans un moteur de recherche « réseaux sociaux ramassis d’inepties ». Histoire de voir si quelque chose d’intelligent pouvait en sortir… je suis servi. Évidemment que tu ne doit pas perdre ton temps à répondre à toutes les niaiseries qui encombrent la toile. Tu semble assez bien « outillé » intellectuellement (sans prétentions) pour nous enrichir de ta vision du « bordel ambiant ». Combien de blogueurs coupent le robinet à réponses pour pouvoir se concentrer…
      Juste un petit bémol sur ta vision de la télé.
      ————-
      « Je n’ai rien contre les programmes de divertissement, mais le problème est qu’ils ont totalement remplacé les programmes plus intelligents, plus instructifs, et qu’on se retrouve à essayer d’empêcher les gens de penser par eux mêmes. »
      ————-
      Arte, la cinquième, et une petite poignée de chaines n’apportent-elles pas un enrichissement intellectuel ? et la radio ? les bouquins de Serge Latouche ou la Conjuration des imbéciles de Toole ? etc
      Bref je vais te suivre avec plaisir.
      a+

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    2. Suis allé faire un petit tour sur ta chaine YT…

      Fan de David Fray, j’ai maintenant une autre raison avec toi d’écouter de la musique au lieu de regarder la « boite à image ».
      Merci.

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  5. Voilà un article, un vrai article. Pour dire un fond et pas juste mettre une forme. Personnellement, je suis d’accord avec toi. Je travaille dans l’informatique (admin sécurité, système et réseau), autant dire que j’aime cette technologie et je la pratique tout les jours depuis un certain temps. Depuis mes 7 ans, j’en ai 25. Et malgré ça, je ne me considère pas comme un geek, car depuis un moment, ma passion s’affaiblie avec tout ces nouveaux geek.

    « Ouah!! J’ai acheté le dernier IPad et je joue à Candy Crush et je facebook, je suis trop un geek! » J’ai envie de répondre : « Non, tu n’es qu’un mouton qui achète ce qu’on lui dit d’acheter… »

    Lors de mes formations, j’ai vu de nombreuses personnes à avoir choisi l’informatique car c’était un métier d’avenir. Ca l’est devenu, grâce à Microsoft, Apple et autre éditeur de logiciel qui ont créer des solutions, tellement facile à prendre en main qu’il n’y a pas besoin de réfléchir, même pour faire du support. Alors bien sûr, il n’est plus question de vraiment réfléchir à des problématiques dans ce cas là. Et c’est bien là, le problème, je trouve que l’humain ne réfléchi plus. Et qu’a l’avenir, il ne saura plus le faire. J’ai toujours pensé que les personnes que je voyais, je complaisait dans la médiocrité, que ça soit dans le travail, dans leurs rapports vis à vis des autres, et même dans le domaine sentimental. Bien sûr, je peux me tromper, mais j’ai souvent eu l’impression, que les gens, pour agir comme ils le faisaient, devaient se mentir à eux-même.

    Aller! Je vais raconter deux petites anecdotes sur la médiocrité des gens! Et pour illustrer un des propos d’un article : « Les 10 Stratégies de manipulation de masses » à savoir ==>

    « Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
    Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… »

    Ma première péripétie se situe lors d’une de mes formation où je devais rendre un mémoire sur un de mes projets. Etant un peu fâché avec la langue française à force de voir le langage Kikoolol sur de nombreux sites, j’avais décidé d’écrire dans une grammaire proche du correct, à savoir la bonne conjugaison en fonction de l’action et surtout, la concordance des temps! Ainsi, la présence de passé simple, de subjonctif passé et imparfait rythmée ma réalisation. Première lecture avant l’échéance par une intervenante (responsable RH dans un cabinet de recrutement) :

    « Le passé simple et les subjonctifs, c’est trop lourd. Faites plutôt du passé composé et de l’imparfait juste. »

    Sans déconner… Bref, je m’exécute et reprends TOUT le mémoire, 80 pages de texte (oui, j’ai pas réécris les 200 pages d’annexes :p), en passé composé et imparfait et basta la concordance des temps dans les subordonnées de mes phrases. Et devinez quoi! Le jury m’a reproché de faire des phrases trop longue. Oui, j’étais en tort, j’avais mis de la ponctuation autre que le point, ainsi que des conjonction de coordination.

    « Faites juste des phrases avec un sujet, un verbe et un complément. Point. Ca suffit ».

    80 pages de texte avec sujet, verbe, complément, point… Nous avons la chance d’avoir une des langue les plus riches de la planète, pour transmettre au mieux nos pensées pour faire uniquement du sujet, verbe, complément, point… Ah, j’oubliais, pas de mot de plus de trois syllabes, sinon, il faut prendre un dictionnaire.

    Ma deuxième petite histoire, enfin, c’est plutôt une remarque. Je me souviens lorsque notre ancien président avait touché les retraites en disant qu’il fallait travailler 2 ans de plus. Quel scandale… Aller! Tout le monde dans la rue! Aujourd’hui encore, les députés viennent de voter conforme une loi autorisant l’armée et certaines institutions françaises à fouiller et regarder légalement, sans l’avis d’un juge, tout les faits et gestes d’une personne sur Internet, et là? Personne ne dis rien.

    Alors je me pose la question. Y-a-t’il vraiment quelque chose à faire quand tant de gens ne se donnent pas la peine de penser? D’essayer de s’améliorer intellectuellement au lieu de faire la course à l’ascension social? De n’avoir aucune considération pour le respect de sa vie privée pour avoir la retraite plus plutôt? Je perds espoir chaque jour, de plus en plus. Et à quoi bon l’ouvrir, dans mon entourage, c’est à dire famille, amis et connaissances, une seule d’entre elles essaye de ne pas suivre le troupeau de mouton, mais parfois elle a du mal et ne s’en rend même pas compte. J’espère qu’un jour, cela s’améliorera, car je n’ai pas envie de mettre au monde un enfant, si c’est pour qu’il grandisse dans un troupeau de mouton.

    Voilà! Désolé pour ce long commentaire mais ton article m’a touché et j’ai eu envie de dire ce que je pensais (en partie car je pourrais en écrire un livre :p). Sur ce, je te souhaite une bonne continuation et je vais essayer de suivre tes créations ^^

    PS : Moi aussi je m’excuse pour les éventuelles, non, les réelles fautes qu’il y ait, mais je n’ai plus les yeux en face des trous ^^ »

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