Ça, une campagne ?

Mon malaise va grandissant, à mesure que passe le temps et que se rapproche ce fameux scrutin présidentiel. Je ne sais pas vous, mais, personnellement, cette campagne me dégoûte.
© TF1 News

Peut-être est-ce parce que, dès le départ, Sarkozy avait pipé les dés en rendant publique le nom des maires ayant donné leur signature à un candidat. De fait, le principe de l’anonymat des voix était compromis. Encore un principe démocratique allègrement bafoué par le polichinelle de Carla. Car voter en son âme et conscience, ou voter en sachant son âme et sa conscience étalées – violées – sur la place publique, ça fait tout de même une sacrée différence de motivation.

Peut-être est-ce parce que les quelques candidats à la candidature qui m’auraient bien plu, Villepin et Lepage, ont été mis hors course dès le départ, laissant leur place aux sempiternels partis majoritaires comme aux loseurs redondants, acharnés perdants des présidentiels, toujours au rendez-vous pour se prendre leur déculottée quinquénnale et dire « j’y étais »

Peut-être est-ce parce que cette foutue campagne vole encore plus bas que les autres, et empeste la malveillance, la mauvaise foi et la malhonnêteté. Parce que Sarkozy monte dans les sondages alors qu’à entendre les gens un peu partout, personne ne le supporte, et il est temps qu’il s’en aille. Parce que la crème rance du tueur de Toulouse aurait pu simplement finir à l’évier, mais qu’on a préféré la monter en une chantilly dégueulasse qui refuse à présent de rentrer dans le syphon. Car, remake de 2007, sa campagne repose sur la peur, afin de diviser les clans pour mieux régner et pour se poser en homme d’action qui nous sauvra tous.

Peut-être est-ce parce que le jeu d’acteur des uns et des autres est juste mauvais. On a Hollande, qui se sent obliger de faire ses discours en gueulant comme un putois qu’on empale, prenant des intonations fascisantes pour se donner une stature d’homme de poigne et faire oublier qu’il y a 1 an encore, il n’était qu’une grosse légume molasse et dépourvue de programme. On a Marine, qui joue la carte de l’éternelle indésirable qu’on n’invite nulle part, sorte de Jeanne d’Arc du XXIe siècle, persécutée et crucifiée par le PAF. On a encore Mélenchon, qui tartine des discours gentillets avec les 500 mots du vocabulaire de base histoire que tout le monde comprenne, et qui s’insurge du vote utile. Sans compter tous ceux qu’on n’entend pas, parce qu’embobiner le peuple, c’est une discipline, et qu’il faut bien d’avantage qu’une seule campagne pour savoir sodomiser les mouches avec élégance et distinction.

Enfin, peut-être est-ce parce que tous usent d’un populisme même pas dissimulé, promettant à tour de bras, mais sans trop rentrer dans les détails, la suppression de la TVA, le blocage du prix de l’essence, et autres choses merveilleuses auxquelles je ne demande qu’à croire, mais sans préciser comment ils comptent s’y prendre.

Alors, le 22 avril, j’irais voter la mort dans l’âme. Et si Sarko repasse, sitôt mes diplômes en poche, je quitte ce pays de boeufs. Voilà toute la confiance que je témoigne à cette caste politique consanguine et stérile. Qu’ils continuent à se bouffer le nez les uns les autres pour des siècles et des siècles si ça leur chante. Mais leur mascarades, je préfère les regarder de loin plutôt qu’y participer. Faut pas me prendre pour un con. Ça me met de mauvaise humeur.

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