Les footballeurs rechignent devant les taxes

La proposition du candidat Hollande de taxer à 75% les gros revenus (supérieurs à 1 million d’euros annuels) fait hurler les footballeurs et, plus encore, les patrons de clubs de foot qui redoutent la fuite des « talents » à l’étranger.

Sur LeMonde.fr, on peut même lire un défenseur du PSG qui déclare :

Je n’ai braqué personne pour avoir ce que j’ai aujourd’hui. Ceux qui ont la chance de réussir, on leur tire dans les pattes.

Tout d’abord, que ces messieurs se rassurent. Hollande n’est pas élu, et une telle proposition sent bon la démagogie de très loin.

Ensuite, est-ce vraiment choquant que ce soit ceux qui ne manquent de rien et vivent dans le luxe qui participent le plus à l’effort national, en temps de crise ? D’autant plus que les salaires des footballeurs sont proprement scandaleux – en 2011, Thierry Henry émargeait à 13,6 millions €, Ribéry à 11,9 – pour des tâches sans pénibilité, à faible niveau d’études, alors même qu’ils ne produisent aucune richesse… C’est d’une injustice criante et d’un ridicule achevé, si l’on compare avec des travailleurs « normaux », à niveau d’études et horaires de travail équivalents, ou même avec des sportifs évoluant dans des disciplines moins corrompues populaires (handball, natation, escrime, …). Aucune inquiétude, même sur-imposés, les footballeurs auront toujours les moyens de se payer de la pute mineure.

On crie alors à la fuite des contribuables à l’étranger. Mais y ont-ils réellement intérêt ? Partout ailleurs, même en Suisse, on paie des impôts. Cette dernière à refusé Johnny Hallyday, pourquoi accepterait-elle tous les autres ? Et si tous fuient de cette façon, alors le peuple qui les adorait à coup d’autocollants Panini saura à quel genre de rapaces il vouait un culte.

Pour finir, on parle « d’affaiblissement du championnat ». La belle affaire. Quand certains réduisent leur budget alimentation, n’utilisent leur voiture que pour se rendre au travail, ne partent en vacances qu’une fois l’an, d’autres ont le culot de se plaindre parce qu’un  divertissement financé de façon déjà disproportionnée souffrirait d’une restriction budgétaire limitée ? On tombe dans l’indécence…

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