La Fashion Week est vraiment culturelle

Un edit en forme de brève pour l’article d’hier consacré à la Fashion Week et au défilé de Kanye West.

Premièrement, il semblerait que le défilé en question ait été un ratage, ce qui nous apprend que le monde de la mode sait être acerbe. En vertu de quels critères ? Là est toute la question, mais lassons y planer un décent silence. Toujours est-il qu’Henri IV n’était pas « the place to be ».

Contrairement au lycée Carnot où s’est tenu hier le défilé de Givenchy, abreuvé quant à lui de critiques dithyrambiques et pseudo-intello-pédantesques, tout comme l’avait été le défilé de Kenzo du 6 mars dernier, qui s’était déroulé au lycée Condorcet.

Alors pourquoi, mais pourquoi donc inviter la Fashion Week dans un lycée (parisien) ?  

Parce qu’on y trouve de grandes salles ? Peut-être. Parce que c’est bien situé et que fait avec des vieilles pierres, et que du moment qu’on y regarde pas trop, ça a l’air joli ? Sans doute. Parce la location coûte vraiment beaucoup moins cher que celle du petit Trianon ou des Tuileries, que pour les pontes de la mode et ceux qui ne vivent que pour ça, tous les trucs vaguement construits en dur et un peu anciens se valent ? Là, je crois qu’on tient quelque chose…

Finalement, on peut dire ce qu’on voudra, mais la mode a une réelle valeur culturelle et intellectuelle (uniquement pour les élèves des lycées qui touchent quelques deniers lorsqu’ils sont ainsi loués, mais chuuuut, ne le dites pas trop fort, on pourrait croire que vous êtes mauvaise langue).

Publicités

2 réflexions sur “ La Fashion Week est vraiment culturelle ”

  1. Nous ne dirons pas que Yves Saint Laurent (par ailleurs grand lecteur de Proust) a contribué à la libération sexuelle des femmes en inventant son fameux « smoking » (au même titre que le sulfureux Bikini). Sans parler du New Look Dior en 1947…
    Nous ne parlerons pas de la sublime poésie des créations de Alexander McQueen (dont sa collection finale, s’inspirant des toiles de Jerôme Bosch) ni que la collection Milan A/H 2013 de Dolce & Gabbana (entre autres) rend hommage à l’art byzantin.
    Nous ne mentionnerons pas que le vêtement a toujours été le signe distinctif de groupes culturels, faisant ainsi partie intégrante de leurs histoires… (On notera par exemple l’évolution du piercing – Bosch (toujours lui) ornait le nez et les oreilles du Christ d’anneaux- et du tatouage – considéré longtemps comme l’apanage des dégénérés mentaux. On pourrait également citer les Merveilleuses et Les Incroyables à la fin de le Terreur….
    Quant aux « mannequins » tant décriés, le statut de top model de l’éthiopienne Warris Die a permis la mise en lumière des terribles mutilations sexuelles infligées aux petites filles ni que Naomi Campbell a été le tout premier mannequin noir en couverture du prestigieux Vogue US…
    Pour finir, je laisse la parole à Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin :
    « One person told me that every time she wears Lanvin men fall in love with her, and I thought that was so beautiful. The other one told me that she was in a taxi going to face her husband’s lawyer because she was getting a divorce, but she was wearing Lanvin and she felt so protected. If I can make men fall in love with women and if I can protect women, I think I can die peacefully »
    Alors dire que la mode n’a aucune valeur intellectuelle et culturelle…
    Je dis non.

    Une Lectrice fan de mode en colère

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s