Fréquenter ses semblables et rester optimiste

C’est définitif : plus je côtoie mes semblables, plus j’apprends à les détester à leur juste valeur.

Cours du jour : expression/culture générale. En IUT, c’est le module balancé là façon chasse-d’eau : une quinzaine d’heures réparties sur un mois et des cours qui intéressent les étudiants à peu près autant qu’un contrat viager intéresserait un cancéreux en phase terminale. Comme lorsque j’étais en prépa, en fait.

Sujet du jour : l’école (d’)aujourd’hui. Déjà, je soupçonne le prof d’avoir choisi un sujet où il était sûr qu’on abonderait dans son sens, un tout-fout-le-camp-que-fait-le-gouvernement-? général, où l’on a tous fini par pleurnicher sur feu l’École de la République (RIP). En plus, la grisaille messine s’y prêtait à merveille, aujourd’hui.

Mais ça, c’est un moindre mal. Ce qui m’a tué, c’est l’ineptie profonde de mes condisciples, qui nous ont abreuvés chacun leur tour du même flot de conneries, mélange subtil (ou pas) de préjugés, de « on dit que », de « j’ai vu à la TV », de redites pour meubler et de lieux communs, quand ce ne sont pas des erreurs lourdes, catapultés dans un exposé sans queue ni tête, ni opinion directrice, ni structure, ni passion (mais là, j’en demande peut-être trop), le tout sur un ton monocorde et en dansant d’un pied sur l’autre, pour se donner une contenance.

À chaque fois, c’est pareil, je sors de ces cours-torture blasé et en quête de bras féminins spirituels dans lesquels consoler ma misanthropie grandissante à l’égard de ces abrutis qui pensent à l’emporte-pièce, aussi profondément que TF1 ne les informe, et qui, bordel, ont le droit de vote ! (En 2012, ça va faire mal !)

D’où ma question : est-il possible de rester optimiste en fréquentant quotidiennement ses semblables ? Pour moi, c’est non. J’ai l’impression que les seuls qui ont le moral, en ce moment, ce sont les auto-entrepreneurs et les psy. En gros, ceux qui bossent seuls et/ou à leur compte.

Et comme le prof sus-nommé ainsi que les ci-nommés condisciples me liront probablement, puisque tous savent que je sévis ici, qu’il se rassurent et considèrent ceci comme le pamphlet vitriolé du major qui a pris le melon et méprise les autres, le sale élitiste sorti de prépa et frustré de ne pas être en école d’ingénieurs à l’heure qu’il est. Ainsi, personne ne se remet en cause et tout le monde est content.

Mais toi, mon fidèle et indéfectible lecteur, toi mon ami, mon presque moi-même, tu sais combien je déteste la médiocrité et combien la rigueur intellectuelle m’est chère. Et j’espère que tu me comprends, derrière ton écran, parce que sinon, je vais me pendre en m’électrocutant dans mon bain avec les veines ouvertes.

Je suis énervé, là. Je vais casser un truc et je reviens…

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