Délicatesse

Prenez la peine de lire jusqu’à la fin, même si cela peut vous sembler difficile…
CC Flickr - Flexgraph

Il était une femme, abandonnée aux vapeurs éthérées du sommeil, gracieuse et gracile, qui reposait, légère, sur la couche alanguie.

Les lèvres entrouvertes, pour un délicat soupir, et la gorge offerte, elle reposait contre moi, et je sentais dans mon cou son souffle tiède et ténu. Son parfum qui la rendait si désirable parvenait jusqu’à moi en une douce et fragile ivresse. Blottie près de moi, j’étais le gardien vigilant de son sommeil, sphinx de sa nuit, cerbère de ses rêves.

Je déposais dans ses cheveux un baiser qui durerait toute cette nuit, gardant près de mon visage la douceur de sa peau, et je contemplais longuement, malgré la pénombre, sa figure d’ange, apaisée et sereine, offerte à la caresse de la nuit autant qu’à la quiétude de mon amour.

Dans la fraîcheur de cette nuit, dans la tendresse de notre étreinte, une onde diaphane parcourut sa peau et se répandit dans l’air. Un mouvement d’air presque imperceptible, un battement d’aile de papillon… En fait de brise légère, c’était un souffle tiède et épais qui montait à la tête en volutes sulfureuses, un vent âcre et tenace qui donnait la nausée. La garce ! Elle avait pété.

À A.

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2 réflexions sur “ Délicatesse ”

  1. On peut s’avouer heureux quand ce n’est que cela! J’ai entendu, il y a de cela deux jours, l’histoire d’un homme qui était devenu presque borne à cause de sa femme. Cette dernière s’était retourné dans son sommeil et avait fourré son gracieux petit doigt boudiné dans l’œil de son amant. Depuis, les yeux de cet homme ne suivent plus la même danse…

    Et puis, il y a celles qui souffrent de spasmes et qui réveillent violemment l’homme qui partagent leur couche. Sans oublier celles souffrant d’apnée de sommeil (angoisses nocturne assurées) et j’en passe.

    Ce n’est pas vraiment facile de dormir prêt d’une femme. Entre la contemplation de la belle, le fait qu’elle s’étale et tire toute la couette (oui mesdames), les pets, la trop forte chaleur humaine (en été) etc. Et je ne parle même pas des somnambules, des insomniaques, des karatékas (coups de pieds, coup de poing) etc.

    En fait, ça doit être une question d’habitude je pense. Malgré tout cela, je ne serais sûrement pas prêt à abandonner le lit conjugal pour autant.

    Ha, femmes ! Que ne sommes nous pas prêts à endurer pour une place chaude à vos côtés !

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