Ma sénilisante fête du cinéma

Cette semaine, c’était la fête du cinéma. Une manifestation dont l’intelligence consiste à vous enfermer dans les salles obscures durant les plus beaux (et les plus longs) jours de l’été, longtemps après les festivals à même de garantir une certaine qualité des sorties et à grands coups de promotions pas si avantageuses que ça, in fine.
CC Flickr - m4tik

Parfois, il m’arrive de suivre les foules dans un mouvement de masse tellement rassurant (à faire le même choix que tout le monde, on se dit qu’on a sûrement fait le bon et que, dans le cas contraire, on ne sera pas tout seul à avoir l’air con), j’ai donc participé à cette incitation à la consommation cinématographique estivale, entraîné par l’honorable Philae.

Notre premier film fut Very bad trip 2. L’objectif était avant tout d’occuper notre après-midi, puisque les séances de tous les autres films débutaient vers 18h, mais il serait mentir que de nier cette pointe de curiosité qui m’a décidé à payer ma place plus chère qu’à l’opéra.

Le film est un navet. Je n’y reviendrai plus, et hors de question qu’il figure dans la Sélection de la Gazette.

Mais ce n’est pas ce qui me pousse, petit lecteur, à te farcir le crâne de phrases pompeuses et prétendument pleines de sens cachés dans un article dont j’essaye laborieusement de dissimuler l’inutilité. Mon propos concerne plus la salle que le film.

Car, Philae et moi nous sommes retrouvés encerclés par…  des ados. Je dirais même plus, parce que « ados » n’est pas assez connoté, des teenagers. Des teens de base, en fait. Ou comment se sentir vieux quand on est encore qu’étudiant…

Non parce que cette race là, on devrait l’interdire. Ne serait-ce que pour son babillage d’autant plus incessant qu’il est creux. Et, pour reprendre une phrase de mon cher Philae (qui est une phrase à moi, en fait, avec un note grivoise en plus) :

Tant que ça ne connaît pas Nietzsche et que ça ne se baise pas… ça ne m’intéresse pas ! En plus ça fait du bruit.

J’avais commis un article sur les Kév, il y a plus d’un an. Je crois que c’est une description assez fidèle : une coupe de cheveux façon manga, un gros casque audio autour du cou, des T-shirt à col V ouverts jusqu’au nombril, etc. Pendant le film, ce furent remarques bruyantes, batailles de pop-corn et minauderies de pétasses de 15 ans.

Ou comment se sentir à sa place… En fait, j’avais oublié comment c’était à cet âge là. J’avais même oublié, à force de ne fréquenter que les blogs de personnes intelligentes (coucou Mlle Geekette, Maître Éolas, Marion et les autres), que pour un blog WordPress, il existe au moins 5 skyblog à la con créés par des « blogueurs » à la con.

Mais heureusement, la réalité quotidienne du monde qui nous entoure est là pour me faire redescendre de mon ordinateur (qui a dit « de mon piédestal » ?{{1}}[[1]]J’ai des copains qui pensent que je ne devrais jamais me suicider du haut de mon égo, le risque de ne jamais arriver en bas est paraît-il trop grand[[1]]), autant que de mon élitisme emblématique. Mais enfin, saloperie de réalité !

Moralité de ces digressions l’histoire :

  • fuir les lieux clos fréquentés par les moins de 18 ans : risque de mort (surtout pour lesdits moins de 18 ans),
  • éviter les films potaches de ce type, et préférer le musée si jamais l’après-midi doit être occupée,
  • après ces mésaventures, éviter d’aller se consoler dans les bras d’un Woody Allen de second ordre (Minuit à Paris, en l’occurence) .
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