Pas même Dieu.

à Plukss dont la raison des deux « s » est mystérieuse.

Vaches en déambulateurs qui ne sait trop choisir
Entre une voie lactée céleste ou une vie sans loisir
Si seulement le vent de l’automne était clément
Si seulement l’herbe avait un goût désodorisant

Les prairies se soulèvent face au danger de l’été
Elles n’ont pas peur, elles ont le torticoli
« Sortez couverts » qu’ils disaient sans aucune modestie
De toute façon, quoi qu’il advienne, le choix était fait.

Aucune loi ne peut contrer une salade en pâture
Pas même Dieu n’a pu soulever le poids des altères
D’une résignation aussi tenace, aussi pure.
Le ciel n’est pas bleu quand il faut laver les couverts

Les couverts sont propres et les déambulateurs pleurent
Miroir magique, lance moi des confettis s’il te plait.
Pas trop par là, plus par là sinon c’est vraiment laid
Car quand il le faut: je mange des steaks à tout heure.

Etranger venu des planètes aux allures pâtées
N’avez vous pas un peu de mouches autours de vos yeux?
Car quand un thon ne gratte pas sa couenne si léchée,
Il faudrait peut être songer à déloger son noeud

Oh, que l’abandon ne sent pas très bon
Ça pue le chacal, ça pue le saumon
Ça pue les amygdales qui n’ont pas honte
De claquer la porte à un mastodonte

Et vous? Est ce trop demandé de ranger votre chambre?
Devrait-on brûler vos cendres à coup de scie sauteuse?
Devrait-on attendre tous ensemble le mois de décembre
Pour applaudir la libellule d’une idyle généreuse?

Oui, exercez vous à épauler vos diapasons
Une fois pour toute qu’on en finisse avec ces étranges
Idées de volupté placide sans adéquation
Avec l’ultime désire un peu fou qui nous dérange.

Aussi ténu soit-il je tremble comme une feuille vierge
Quand il advient d’une traite un peu douloureuse ou sinon
D’un petit écart entre une délicate attention
Qui se marie délicatement avec des asperges.

Finalement le vent de l’automne n’est pas si doux
Un peu biaisé par les similtudes d’une aigreur
Indisociable à la légerté d’un petit vaudou.
Et encore, seulement si je n’ fais pas la même erreur.

Car oui en effet, il est assez simple d’écrire pour ne rien dire.

[box id= »info »]Cet article s’inscrit dans le cadre d’un concours avec Arle Uein qui avait pour but d’écrire le texte le plus délirant, sans idées ni sujet de base. La victoire revient au texte ci-dessus…[/box]

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2 réflexions sur « Pas même Dieu. »

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