Adoption et mariage homosexuels

Ah ! Qu’elle serait belle cette société qui dirait oui ou amen à tout au nom d’une certaine tolérance, allez un peu d’idéalisme bon sang ! Mais à vouloir faire de la tolérance à l’extrême, sommes nous prêts à tout accepter ?
CC Flickr – I love Paintings

L’idée de l’adoption et le mariage des couples homosexuels n’est pas une nouvelle. Tout le monde sait qu’elle existe mais ça reste très tabou dans un pays tel que la France, dont, n’oublions pas, les racines sont essentiellement chrétiennes. Nous savons qu’un jour cette idée chère aux Socialistes resurgira sur la table  ! Ailleurs on voit que nos homologues Danois, Hollandais ou Belge ont très bien accepté cette nouvelle vision du cadre familial. Cependant leur ouverture s’arrête où commence leur fermeture (montée de l’extrémisme et du populisme).

Questionnement

Cette idée de vivre avec deux parents du même sexe, quelle évolution ou révolution ! Pourquoi pas me direz-vous, il vaut mieux pour un enfant partager la vie d’un couple homosexuel, bon et aimant, que celle d’un couple hétérosexuel qui serait exécrable . Mais cela pose de nombreuses questions : qui joue le rôle du père ou de la mère en ce sens ?! Avoir deux parents du même sexe permet-il le même éveil qu’un couple hétéro ?! Le regard des autres, nous le savons, est toujours très cruel, quel sera regard d’autrui sur l’enfant adopté par un couple du homosexuel ?! Tant de questions auxquelles je n’ai pas la réponse mais une chose est sûre : à vouloir prôner la tolérance universelle, on risque de créer encore plus de discrimination.

L’évolution des moeurs

La société a bien évolué ces dernières années sur l’idée des couples homosexuels : dépénalisation en 1982 sous Mittérand, création du PACS en 1999, leur permettant une certaine reconnaissance… les homosexuels ne se sentent plus opprimés, visés, discriminés. C’est pourquoi le Parti Socialiste veut aller plus loin et propose l’idée d’adoption et du mariage quel que soit le sexe… Sommes nous prêts à changer nos moeurs et notre vision, conceptions de la société judéo-chrétienne qui est constituée d’un père et d’une mère ?!

J’ai du mal à imaginer la société en dehors d’un cadre familial père et mère… mais comme dit l’adage : « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » … Moi, parfois, j’aime penser que je suis un imbécile.

– Maman je peux aller en discothèque ?!

– Demande à ta mère !

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10 réflexions sur “ Adoption et mariage homosexuels ”

  1. – Maman je peux aller en discothèque ?!
    – Demande a ta mère !” « 

    Et Quid des enfants élevés par des parents célibataires ? Certains n’ont pas de père ou de mère et on a constaté aucune différence d’évolution chez ces enfants, et pourtant comme vous le dîtes ils n’ont pas de « modèle » de père ou de mère.
    Qu’en dîtes vous ?

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  2. Attention, ici l’amalgame est fait entre « mariage homosexuel » et « adoption par les couples homosexuels ». Ces deux ‘problèmes’ sont radicalement différents l’un de l’autre. Ne serait-il pas une grosse erreur de jugement et d’appréciation de vouloir les englober dans la simple problématique de l’adoption, comme il est fait ici dans l’article ?

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  3. Robert,

    Il est évident qu’il existe des familles monoparentales, je ne l’ai pas pris en compte exprès car je met en opposition des couples :
    – homosexuels
    – hétérosexuels
    Je parle de la famille au sens strict du terme.

    Heimdall,
    Le mariage homosexuel découle sur l’adoption…aucuns gouvernement de droite n’acceptera l’idée du mariage homosexuel en revanche, la gauche, propose ces deux solutions. Le mariage homosexuel ne va pas sans l’adoption ! si tu me trouve un parti qui accepterai juste le mariage homosexuel et pas l’adoption, je suis ouvert a la discussion.

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    1. Si tu es d’accord sur le fait qu’un parent célibataire puisse bien élever son enfant alors pourquoi refuser l’amour de deux mamans ?

      Concernant le mariage, en principe la reconnaissance de l’égalité entre les différents couples ne va pas non plus sans le mariage, afin d’offrir à tous les mêmes garanties lors de leur union. Soit on continu à stigmatiser les uns et les autres, soit on accepte à chacun le droit de vivre sa heureux quelque soit son attirance sexuelle.

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    2. Si les notions de mariage et d’adoption sont à ce point liées, c’est que dans la loi, il est stipulé qu’un couple marié, sans plus de précision quant à leurs sexes, peut prétendre à une adoption. Légaliser le mariage homosexuel reviendrait alors à autoriser l’adoption par un couple homosexuel, et c’est ça qui pose problème et freine le débat sur la seule question du mariage homosexuel.

      Ensuite, je crois qu’il serait temps qu’on arrête d’étiqueter chaque idée, chaque proposition de loi « certifié UMP » ou « PS ». Je crois qu’au-delà des considérations Droite-Gauche, il s’agit plutôt de réfléchir sur les notions de libertés individuelles et d’égalité qui sont, je le rappelle, les fondements mêmes de notre société. Et quand j’écris réfléchir, j’entends par-là se défaire de ce carcan que sont les « conceptions […] judéo-chrétiennes », les a priori et autres préjugés, d’autant plus que l’État se dit laïque, et la Justice, aveugle.

      A vrai dire, je pense pouvoir démonter l’argumentaire de l’auteur de cet article point par point. La seule expression « jouer le rôle du père et de la mère » suffit à m’irriter. Quel est ce rôle qu’est censé joué la mère ? Femme au foyer, docile et dévouée, prête à mettre sa carrière et ses ambitions professionnelles entre parenthèses pour s’occuper des siens ? Et le père, doit-il être fort et courageux, subvenir aux besoins tant financiers que matériels de sa famille ? Il est certain qu’avec une telle conception de la famille, tirée tout droit des années 60, on ne pouvait s’attendre à lire autre chose.

      A la question « Avoir deux parents du même sexe permet-il le même éveil qu’un couple hétéro ? », il faut savoir que des études ont été menées afin de déterminer si le fait d’être élevé par deux parents du même sexe avait une incidence sur le développement de l’enfant. Il y eut autant de réponses que d’études, alors difficile de trancher. Mais pour ma part, j’ai de sérieux doutes quant au fait qu’un enfant grandisse au sein d’un couple hétérosexuel soit gage de réussite. J’en suis la preuve… Et puis, pour ceux qui l’ignorent, les procédures d’adoption sont très longues et très encadrées. Tout couple souhaitant adopter doit monter un dossier, fournir tout un tas de documents, rencontrer des psychologues, et accepter d’être l’objet d’une enquête. Si un couple homosexuel répond à tous ces critères au même titre qu’un couple hétérosexuel, a-t-on seulement le droit de leur refuser d’adopter sous le seul prétexte de leur orientation sexuelle ? Ne serait-ce pas là une discrimination ?

      La question est posée.

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  4. C’est vrai. L’erreur de la gauche comme de la droite est de commettre cet amalgame. Le mariage homosexuel ne poserait théoriquement pas de problèmes, car il ne concerne que les deux personnes qui le concluent. Par contre l’adoption, là on est d’accord, il y a un enfant en jeu, c’est plus sérieux. Même si un enfant a besoin et d’un père, et d’une mère, et d’affection, ne vaut-il pas mieux deux pères que pas de parents du tout ? Deux pères aimant que deux parents qui s’occupent mal de l’enfant/ ne l’aiment pas ? C’est l’éternal débat, et je n’ai pas prétention à y répondre… Cependant il ne faut pas partir du principe que toutes les familles hétéroparentales sont parfaites !

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    1. Je sais pas où vous avez entendu que les parents doivent ou devraient aimer leur enfant !?! On ne choisit d’avoir un enfant, mais on ne choisit pas le modèle. De même, on ne choisit pas ses parents. À mon sens, il faudrait cesser de suridéaliser l’amour, « mariage d’amour », « enfant de l’amour » etc. Le contrat c’est de faire grandir un enfant, pas forcément de l’aimer.

      En plus, pour la plupart des gens, avoir un enfant c’est soit perpétuer sa lignée (ça ne se dit plus comme ça aujourd’hui, mais ça revient bien au même), soit rentrer dans la combo qui veut dire « j’ai réussi ma vie » : maison, voiture, mari (ou femme), job passionnant, enfants, poitrine et fesses fermes, ventre plat et j’en passe… Bref, ça n’est jamais vraiment altruiste.

      En lisant ce que dit Montaigne de l’amour, j’ai remis beaucoup de choses en question. Son point de vue est très cynique et pragmatique. On souffre beaucoup d’un passage dans l’ère romantique puis des fantasmes d’une période où les convenances ont sautés, de même que les passages obligés de la vie (baptème, mariage, enfants…) en ce sens que l’émotion et le sentiment prennent aujourd’hui le pas sur tout le reste (valeurs, raison, …).

      Ça fait très vieux con de dire ça, mais ce que je veux dire c’est que, comme d’habitude, on est passé d’un extrème à un autre, pas forcément mieux.

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  5. La société est trop cruelle pour qu’un gosse vive avec deux mamans, j’en parle. Il faut que les moeurs changent..
    le pacs a été crée dans ce sens pour garantir une certaine égalité au niveau législation.

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  6. heimdall
    dans mon article, je cite :

    ‘Pourquoi pas me direz-vous, il vaut mieux pour un enfant partager la vie d’un couple homosexuel, bon et aimant, que celle d’un couple hétérosexuel qui serait exécrable.

    ça rejoint tes propos :
     » il ne faut pas partir du principe que toutes les familles hétéroparentales sont parfaites  »

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  7. Pour répondre à cet article, j’aimerais bien casser la gueule à l’idée facile consistant à dire que la société actuelle, surtout française, n’est pas prête à accepter le mariage homosexuel et encore moins l’adoption, pour la simple et bonne raison que cela ne colle pas avec notre sacro-sainte culture judéo-chrétienne.
    Alors dans ces cas là, comment avons-nous pu accepter la pilule, le préservatif et autres formes de contraceptions ? Comment avons-nous pu accepter le divorce ? Comment osons-nous tenir un discours évolutionniste ?
    Certes nous ne pouvons nous défaire d’une vision culturelle de certains problèmes moraux, mais est-ce une raison pour invoquer la dite culture comme argument d’autorité et pour se garder de mettre en place un raisonnement cohérent faisant appel au bon-sens?

    Ceci étant dit, et toujours avant de rentrer dans le vif du sujet, permets-moi Dorian de te demander de t’interroger sur cette phrase :

    […] les homosexuels ne se sentent plus opprimés, visés, discriminés.

    Je te l’accorde, on ne peut pas parler d’oppression, mais pour ce qui est du reste, à moins que je ma dernière nuit ait durée une trentaine d’années, je ne crois pas que l’on puisse l’affirmer aussi facilement.

    Parlons maintenant du sujet qui nous réunit : l’adoption par un couple homoparental, et ne voyons dans le mariage que tu mentionnes, seulement le préalable qui permet aux deux parents d’exercer sur l’enfant une même autorité.

    Si j’ai bien suivi (et arrête-moi tout de suite si ce n’est pas le cas), les deux arguments que tu avances contre l’adoption homoparentale c’est :
    – 1 : l’absence de cadre familial père/mère,
    – 2 : le fait que l’enfant souffrira de discrimination.

    Donc premièrement, et comme cela l’a déjà été souligné, on peut difficilement se targuer d’avoir une société dont les enfants sont élevés au sein d’une famille ou le père et la mère les entourent. Robert a mentionné les familles monoparentales, mais on peut aussi parler des familles plusieurs fois recomposées, ou de LA famille moderne caractérisé par une seule phrase : « Papa et Maman vont devoir aller travailler. », et qui laisse l’éducation de ses mômes aux fonctionnaires payés pour.
    Dans cette mesure, je pense que le modèle père/mère, censé constituer la cellule familial n’existe pas,ou très peu, et donc que ceci ne peut être retenu comme argument contre l’homoparentalité.

    Deuxièmement, dire que l’enfant va être victime de discrimination n’est pas à mon sens un motif valable pour interdire, tout du moins ne pas l’autoriser, l’homoparentalité. Ce n’est pas en effet de la faute des parents ni de l’enfant si ce-dernier ce retrouve confronté à l’intolérance de ses semblables. Pourquoi alors devoir y céder ?
    Ce qui va suivre devra être pris avec un certain recul, et est un cas évidemment extrême, mais les noirs sud-africains ont-ils arrêté de procréer ?
    Et puis la société actuelle est cruelle pour bien des choses…

    En conclusion et pour répondre à la question de la légalisation de l’homoparentalité, la seule solution possible est l’évolution des mœurs, car comme le disait Hadrien (qui était au passage un pédéraste notoire) :

    Les lois sont dangereuses quand elles retardent sur les moeurs. Elles le sont davantage lorsqu’elles se mêlent de les précéder.

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