En direct des concours : X-ENS

J’attaque donc la dernière rétrospective (pour cette année du moins) des écrits. Normalement ça va envoyer du lourd malgré les incertitudes liées à la fusion des concours Polytechnique et Écoles Normales Supérieures, et on espère dans tous les cas que cette année, les sujets soient faisables (voir sujet de Topo l’année dernière aux ENS).

Logo École PolytechniqueCommençons donc dès maintenant les commentaires sur les sujets :

  • Mathématiques : un petit peu d’analyse suivi d’une grosse partie d’algèbre. Honnêtement il y avait de très nombreuses choses de faisables, ce n’est pas facile mais ça n’exige pas non plus 18 astuces par question. Le fait que l’on ait fait 2 DM très proches des questions d’analyse a également aidé. Mais c’est un sujet accessible, si vous voulez réviser les matrices symétriques, qui vous permettra de revoir un certain nombre de propriétés.
  • Français : un sujet de dissertation en 4 h : « Le mal semble saisissable, mais c’est dans la mesure où le bien en est la clé. Si l’intensité lumineuse du Bien ne donnait sa noirceur à la nuit du Mal, le Mal n’aurait plus son attrait. Cette vérité est difficile. Quelque chose se cabre en celui qui l’entend. » de Georges BATAILLE dans La Littérature et le Mal. C’est probablement le sujet le plus intéressant des différents auxquels nous avons été confrontés, car il laisse sa place à de nombreux plans différents en fonction de l’importance que l’on accorde aux différentes parties de la citation.
  • Physique A : la première partie, même si elle n’est pas complétement évidente, est du cours de première année, ça peut donc être un support pour revoir l’électrostatique dans le cadre des dipôles mais l’aborder avant une deuxième année ne sera peut être pas très adapté. La deuxième partie traite de l’agrégation de particules qui adoptent un moment magnétique dans un champ magnétique fixe, cette partie est accessible (pas facile bien sûr, sa reste un sujet polytechnique) mais en prenant son temps on arrive à tous faire. La partie 3 n’est pas plus difficile tandis que je n’ai pas eu le temps de traiter la partie IV mais qui parait être plus compliquée car on se met à faire varier la champ magnétique, on rajoute un terme qui dépend du temps dans les équations.
  • Chimie : un sujet plutôt intéressant, il commence par des diagrammes binaires qui, pour une fois, ne sont pas trop difficiles (même si je me suis très bêtement trompé sur Van’t Hoff), suivis par une application à la distillation qui est alors beaucoup moins claire, car leurs notations sont parfois difficilement compréhensiblee (le numéro du plateau est parfois indiqué, d’autre non). La deuxième partie est de la cinétique un peu particulière mais accessible. Le début de la partie de la photocatalyse est faisable puis après je ne comprends plus ce qu’ils veulent, on a ensuite droit à une application de ce modèle sur des exemples, qui pour une fois sont issus visiblement de vraies mesure, et non d’une reconstruction de l’exercice. La chimie organique qui suit est raisonnablement accessible si votre professeur vous a fait de nombreuse réactions hors programme sinon vous ne pouvez pas vous en sortir.
  • Physique B : un sujet presque passionnant, il explique par différents modèles les rotations d’angle de polarisation, avec la décomposition d’une onde polarisé rectilignement en deux ondes polarisées circulairement à droite et à gauche (ici un petite subtilité, on a l’habitude, enfin chez nous, d’avoir une plane en wt-k.OM et ici elle est en K.OM-wt, ce qui inverse les signes usuels) cette partie n’est pas excessivement difficile car on est guidé. Ensuite on reprend le modèle de l’électron élastiquement lié, bon on échappe pas à quelque dérapage calculatoire comme tous les temps en électromagnétisme mais il passe plutôt bien. La partie IV est très compliquée et demande notamment plusieurs prises d’initiatives, spécialement à cause de l’absence de formulaire, je ne m’y suis pas trop attardé par manque de temps. Surtout que la partie V était de nouveau plus accessible puisqu’il s’agissait d’un petit peu d’optique géométrique (uniquement loi de Descartes) et qu’il fallait savoir compter des allés retours dans une cavité, facile si vous l’avez déjà vu une fois, mais prise de tête sinon.
  • Allemand, expression écrite : la question sur le texte n’est pas facile du tout, car il n’y a pas beaucoup d’éléments du texte qui permettent de répondre à la question. La question d’essai était elle beaucoup plus large : « A l’ère du numérique, d’Internet et des systèmes de communication de toutes sortes, les bibliothèques ont-elles encore un rôle à jouer ? », elle était donc, je trouve, assez intéressante mais mon piètre niveau ne m’a pas permis d’exprimer l’intégralité de mon avis sur la question.
  • Allemand, version : cette année, la version était pour une bonne partie faisable, il y a de nombreux mots que l’on ne connait pas évidemment mais on arrive malgré tout à comprendre la trame, ce que je n’avais pas réussi à faire sur le sujet de l’année dernière. Je m’attends tous de même à un beau désastre.
  • Physique-Chimie, ENS lyon : je n’ai pour ainsi dire presque pas traité la partie physique qui commençait par une partie de mécanique, comme je n’ai pas réussi la question I.B.4. la suite m’était inaccessible. La deuxième partie était sur de la thermodynamique, je ne l’ai pas attaquée du tout, mais les retours que j’ai eu sur cette parti n’étaient pas très bon, il semblerait qu’elle soit très dure. Je me suis donc essentiellement consacré à la partie de chimie qui commence par de la chimie organique où la quasi totalité des réactions sont hors programmes, on avance donc un peu à l’aveuglette et on finit par tartiner sa copie de blanc pour aboutir sur quelque chose de cohérent à la fin. Puis il y a un peu de thermochimie qui est plutôt faisable et on finit par une étude de l’entropie vibrationnelle, variation d’entropie par variation de l’entropie de vibration, si j’ai bien compris (je n’ai pas traité cette dernière partie).
  • Informatique : un sujet chiant, on travaille sur les permutations sans savoir comment on peut les utiliser en pratique. Codant depuis maintenant plus de 5 ans, il n’y aucune difficulté algorithmique dans ce sujet, mais des difficultés de compréhension du sujet. Difficulté qui culminent au moment de la question 9 qui dépend d’une définition qui est visiblement fausse puisque notre fonction ne peut que renvoyer Faux. Cependant de nombreuses questions sont classiques et peuvent être facilement traité, notamment pour coder un algorithmique qui calcule le pgcd et un autre le ppcm. J’ai tout de même le regret de ne pas avoir compris dans ce sujet, la porté des permutation, il aurait peut être été mieux d’avoir un sujet sur par exemple de la cryptographie ou d’autre sujet comme les motifs binaires dans le contrôle des permissions, qui sont des sujets pas trop compliqués si correctement guidés.
  • Anglais LV2 : un sujet d’ENS, la version est intéressante avec des passages accessibles et d’autres avec des mots très compliqué. Le sujet de l’essai porte sur l’utilité des voyages spatiaux pour l’humanité, un sujet pas particulièrement passionnant (surtout en anglais et avec mon niveau) mais bon on arrive quand même à dire quelques trucs.
  • Physique, ENS Paris (Ulm) : à venir.

Au vu de l’ensemble des épreuves il apparait donc très peu probable que j’intègre les ENS ou Polytechnique, mais je ne regrette en rien de m’être confronté à ce concours, qui nous pousse dans nos retranchements et qui, en cela, est très intéressant.

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