Les filles dans les filières techniques et scientifiques

Les filles boudent les études et les professions scientifiques. Pourquoi ? Dans quelle mesure ? Un article féministe écrit par un garçon …

[toc levels=3 title= »Sommaire »]

En effet, en tant qu’ancien de prépa et actuel étudiant en IUT, j’ai eu deux visions différentes de la place et du ressenti des filles dans ces deux filières scientifiques.

D’après les statistiques officielles, les filles représentent :

  • 57,8% des bacheliers généraux,
  • 52,6% des bacheliers techniques,
  • 39% des élèves de terminales Scientifiques et technologiques,
  • 30% des étudiants en sciences dans le supérieur,
  • 26% des diplômes d’ingénieurs délivrés.

En prépa scientifique

Dans ma classe de prépa Physique-Chimie-Sciences de l’Ingénieur (PCSI), sur 44 élèves, 12 étaient des filles (27,3%). Lors du choix entre l’option Chimie ou l’option Sciences de l’Ingénieur (SI), en décembre, il ne restait que 2 filles dans mon option (SI), qui comptait une quinzaine d’étudiants.

Je n’ai pas observé de différences entre les filles et les garçons, au niveau de la façon dont elles étaient traitées par les professeurs comme par leurs condisciples. Et je n’ai pas pas entendu de plaintes à ce niveau.

Je crois que ce milieu est formé de gens suffisamment intelligents pour traiter filles et garçons uniquement sur la base de leur niveau. Pas de leur sexe. Surtout dans la mesure où il n’y a pas de « discrimination positive » à l’égard des filles, en prépa.

En IUT Mesures Physiques

Dans ma promotion de 80 étudiants, on ne trouve que 12 filles (15%). Ici, l’équité entre sexes est un peu moins évidente, surtout parce que le public n’est pas le même, beaucoup plus diversifié (en terme de niveaux et d’origines sociales) qu’en prépa. La façon dont les filles sont traitées varie, évidemment, suivant leur tempérament, mais j’ai observé beaucoup plus de machisme de base.

En gros, un certain nombre d’entre elles ne sont tout simplement pas prises au sérieux. Et celles qui ont le malheur d’afficher des ambitions de poursuite d’étude et/ou de carrière se font rire au nez par leurs camarades. Elles évoluent donc dans un milieu pas toujours bienveillant à leur égard, ce qui n’est pas la garantie d’une scolarité sereine et épanouie. Ni d’une réussite au seul prix du travail : il faut, en plus, encaisser les quolibets. Pour celles qui sont jolies (ce qui est, heureusement, – ou malheureusement – assez rare dans ces filières), c’est encore pire.

Disons les choses sans détours : à la différence de la prépa, en IUT, les étudiants viennent en grande majorité de milieux moins éduqués{{1}}[[1]]Ce qui signifie souvent des milieux moins favorisés financièrement, mais pas toujours[[1]], où les femmes font, moins qu’ailleurs, des carrières professionnelles cohérentes et ambitieuses. Les étudiants issus de ces milieux ont du mal à envisager que leurs condisciples féminines fassent de vraies carrières, puisque ce n’est pas la norme à laquelle ils sont confrontés depuis l’enfance.

Les filles doivent, d’une certaine façon, faire leurs preuves vis à vis de leurs camarades mâles (pas vis à vis des professeurs). Prouver qu’elles sont capables et que leurs notes ne sont pas le résultat de leur sourire. Alors que les garçons n’ont rien à prouver, parce que ce sont des garçons …

Cependant, je suis sidéré par la capacité des filles à se tirer dans les pattes entre elles. Dans mon IUT où, de par leur petit nombre, on les imaginerait soudées … en fait elles se détestent toutes cordialement, par groupe de deux, et par derrière, en plus. Presque toujours pour des raisons futiles et irrationnelles, d’ailleurs{{2}}[[2]]En tant que confident et/ou ami d’une grande partie de ces demoiselles, j’ai pu acquérir une somme d’informations inaccessibles à la plupart des hommes[[2]]. Enfin bref, je ne cherche pas à comprendre, mais je trouve ça puérile et lamentable. Elle desservent leurs intérêts.

Observations

Les filières techniques attirent moins les filles que les garçons pour différentes raisons, la principale étant que ces disciplines n’intéressent que peu d’entre elles. Les études commerciales drainent l’essentiel des bachelières scientifiques car elles sont moins arides, plus axées sur la communication, le contact humain et l’organisation, qui sont des qualités associées au tempérament féminin, dans notre culture. D’autre part, à niveau d’études égal, les salaires n’ont rien à voir …

Et mêmes dans les filières scientifiques, les filles brillent d’avantage dans les matières les moins techniques et les plus conceptuelles, comme en mathématiques. Lorsqu’on leur parle de Sciences Industrielles, de résistance des matériaux, ou autres choses concrètes et pratiques, on leur parle dans une langue qui ne leur est pas familière. En attestent les deux filles de l’option SI de ma prépa, ou le peu d’entre elles présentes cette année aux cours de Matériaux.

De façon plus générale, on observe que les filles réussissent mieux dans les disciplines académiques, pourvues de règles formelles. A l’inverse, elles sont moins brillantes dans les matières concrètes, visuelles (géométrie dans l’espace) où les exercices demandent plus d’initiatives. Ceci tient essentiellement à leur éducation depuis la petite enfance, comme on va le voir plus bas.

Explications

Le désamour des filles à l’égard des sciences a fait l’objet de recherches à l’Université de Montpellier III au début des années 1990, par Yveline FUMAT. Il est intéressant de noter que 20 après cette étude, rien n’a changé.

L’éducation différenciée

Au XIXe siècle, l’idéal féminin apparaît, dans la littérature comme dans les usages, un idéal de douceur, de modestie, d’obéissance et de docilité. Ceci conditionne les occupations qu’on permet alors aux filles (couture, broderie, …), les jeux qu’on leur propose, les conseils de maintien qu’on leur dispense (se tenir droite, adopter des gestes mesurés, …) et également les histoires qu’on leur raconte, où il arrive toujours malheur aux jeunes filles trop exhaltées (cf la Comtesse de Ségur et ses Malheurs de Sophie).

Pour faire court, les jeunes filles sont maintenues assises immobiles, à l’intérieur. Et tout ce qui est jugé « masculin » dans leur comportement est réprimé : brutalité, gourmandise, témérité, curiosité même, …

L’idéal féminin de cette époque se traduit par l’éducation à la propreté et à l’ordre, sur soi et chez soi, et par des vêtements contraignants, entravant leurs mouvements, qui disparaîtront à partir de la première Guerre mondiale.

Même si l’on n’en est plus là aujourd’hui, un certain nombre de caractères sont ancrés dans notre culture. Les petites filles sales et remuantes sont plus sévèrement réprimandées que les petits garçons, ou subissent du moins une forme de réprobation de la part de leurs parents. Un petit garçon qui saute dans une flaque d’eau est à peine grondé, avec fatalisme puisque tous les garçons font cela. Pour une fille, la réprimande est plus vive et touche à la sexualité («les petites filles ne font pas cela»). En effet, les filles doivent être «sages».

D’autre part, une petite fille qui pleure sera consolée par ses parents, tandis qu’à un petit garçon on dira «allez ne pleure pas, tu es un grand garçon». A quoi l’enfant répondra bientôt «même pas mal» lorsqu’il tombera. Plus tard, au travail ou dans les études, un homme qui manifeste des signes de faiblesse, par des pleurs, par la colère ou par tout autre moyen, «traverse une période difficile» alors qu’une femme qui fait de même «est un peu fragile».

Les jeux proposés aux filles conditionnent aussi leur comportement : on leur donne des jeux d’intérieur, liés au ménage ou au rôle qu’on attendra d’elle plus tard{{3}}[[3]]Parce que, encore aujourd’hui, une femme accomplie ne peut être que mère[[3]]. Dans les faits, se sont des dinettes, des jeux de société, poupées, colliers de perles et sets de peintures divers. Aucun jeu sportif, jeu d’exploration et/ou futuriste …

Ces jeux statiques provoquent l’inhibition motrice des filles depuis le XIXe siècle. C’est cette inhibition qui est à l’origine de la réussite des filles dans les études primaires et secondaires, puisqu’elles sont capables de rester concentrées sur une chaise plus longtemps que les remuants garçons.

Cependant, les filles payent cette «sagesse», cette placidité, et ce conformisme scolaire dans les études supérieures où l’on attend d’avantage d’esprit d’initiative et une certaine indépendance. Et là, les filles ne sont pas aventurières. C’est une des nombreuses raisons qui font qu’elle réussissent moins bien au-delà du secondaire.

L’anticipation du rôle féminin

Les carrières scientifiques sont réputées exigeantes et prenantes et sont donc associées à un temps libre assez réduit. Or les filles sont culturellement conditionnées à leur futur rôle de mère et d’épouse{{4}}[[4]]Ou de compagne, mais le principe reste le même : la tenue du foyer leur incombe[[4]] : encore aujourd’hui, dans l’esprit de beaucoup de gens, le mariage et les enfants sont le passage obligé de la vie en couple et le témoin d’une vie épanouie (personnellement, ça me révulse).

A partir de l’adolescence, les filles s’adaptent à leur « futur probable », abandonnent leurs rêves et commencent à intégrer ces contraintes dans leur projet professionnel. Elle se tournent donc vers des professions stables et laissant suffisamment de temps libre qu’elles destinent à tout sauf aux loisirs. C’est la raison pour laquelle la Fonction publique territoriale est essentiellement constituée de femmes (près de 60%) et les métiers scientifiques, si peu (17% des ingénieurs).

D’autre part, les filles souffrent d’un mal propre à leur sexe : elles manquent, par principe, de confiance en elles. D’après elles, et surtout, d’après leurs parents, une fille réussit «grâce à son travail et à ses efforts». Alors qu’un garçon, d’après lui et et d’après ses parents, réussit «grâce à ses compétences». Sous-entendu : un mec réussit sans efforts parce qu’il est naturellement doué.

Ceci apparaît, comme je l’ai mentionné ci-dessus, dans mon IUT, où on attend implicitement des filles qu’elles fassent leurs preuves, alors qu’un garçon doit juste maintenir ses résultats. Tout ceci étant tacite mais réel.

Finalement, c’est aussi l’héritage culturel qui rend les femmes si peu sûres d’elles : on les veut effacées et dévouées, ou si elles souhaitent sortir des schémas victoriens, on leur demande bien plus qu’aux hommes pour les mêmes fonctions. On ne leur fait pas confiance, et on ne leur fait pas de cadeau. Bien qu’on se soit aperçu de leurs qualités et de leurs capacités lors de la première Guerre mondiale, quand, pendant l’absence des hommes, les fermes et les usines continuèrent à tourner …

Initiatives et solutions

Actuellement, la mode est à la « discrimination positive » : des bourses de 1000€ pour les filles qui s’orientent dans le scientifique après le bac fleurissent dans différentes académies (Ile-de-France, Moselle, …), des programmes comme Tu seras ingénieure, ma fille, des quotas féminins, officiels ou tacites, dans les grandes écoles …

Ce qu’il faut faire, c’est l’éducation des filles : les informer de ce qui existe, leur dire que c’est aussi fait pour elles et qu’elles peuvent y arriver. En fait, c’est surtout les enseignants et les parents qu’il faut éduquer, puisque ce sont eux les principaux vecteurs de cette pollution culturelle qui voudrait que les filles soient fragiles et faites pour des métiers pas trop difficiles.

Mais la discrimination positive, je n’y crois pas : elle ne fera que renforcer le malaise. Comment prendre au sérieux une condisciple qu’on sait rentrée grâce aux quotas ? Comment ne pas jalouser cette camarade entrée dans la même filière que soi, à niveau équivalent,  mais qui en plus a reçu 1000€ parce qu’elle est une fille ? Ce n’est pas en compensant un excès par un autre qu’on rétablira l’équilibre, pas plus qu’on aidera la cause des femmes en les montrant du doigt.

Les filles souffrent assez des soupçons permanents de favoritisme (« elle a couché avec le directeur », « elle a des bonnes notes parce le prof veut la sauter », …), ce n’est pas en remettant une couche qu’on arrangera les choses. C’est juste du tripatouillage statistique à court terme, histoire de gonfler artificiellement les effectifs pour faire croire que les choses changent.

Conclusion

Les choses tendent à changer, quoiqu’on soit plutôt dans une dynamique de retour en arrière, actuellement. Mais, même chez les gens dits « féministes », « ouverts » et « progressistes », les vieux schémas et les vieilles habitudes ont la vie dure. Même à moi, il m’arrive d’avoir de prime abord des réactions et/ou des raisonnements machistes, avant de me rendre compte combien j’ai été stupide et rétrograde, preuve que le problème est d’abord culturel.

Quand on cessera de donner aux filles une éducation de lavettes et de laveuses, de leur mettre entre les mains seulement des poupées et des dinettes, alors enfin on se donnera les moyens d’une véritable équité entre les sexes. Car l’égalité, je n’y crois pas. L’égalité n’existe pas, c’est une belle invention de la gauche. Ceux qui réclament l’égalité, s’ils voulaient être vraiment crédibles, devraient d’abord trouver le moyen pour une femme de pisser debout sans se pisser dessus.

Mais l’inégalité n’empêche pas l’équité, ça n’empêche pas qu’on traite tous les employés comme des employés, sans distinction entre l’employé et l’employée, et de même pour les étudiants, les citoyens, les dirigeants etc … juste le minimum vital pour ne pas briser les rêves des filles parce qu’elles ont eu le malheur de naître du « mauvais sexe ».

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9 réflexions sur “ Les filles dans les filières techniques et scientifiques ”

  1. Wow! Ton article donne une réalité que peu admettent.
    Je ne sais même pas quoi rajouter tellement je suis d’accord. Et tout cela me révolte encore. On élève encore trop différemment les filles et les garçons. Ca m’énerve. J’ai déjà prévenu M. Geekette: si un jour on a un gamin, pas question de peindre la chambre en rose ou en bleu, ni d’acheter des poupées et des GI Jo. No way.

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  2. Bon article ! mais la fin me surprend : en disant « mauvais sexe », j’ai peur que tu n’entretiennes justement les clichés. Être une femme ne doit pas être considéré nativement comme de la malchance…. non ? Etre une fille n’est pas mauvais mais c’est plutôt l’éducation donnée aux filles.

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  3. Si je trouve ton article assez bien, je ne peux pas m’empêcher de hurler devant certaines affirmations totalement gratuites.

    « De façon plus générale, on observe que les filles réussissent mieux dans les disciplines académiques, pourvues de règles formelles. A l’inverse, elles sont moins brillantes dans les matières concrètes, visuelles (géométrie dans l’espace) où les exercices demandent plus d’initiatives. »

    Pourquoi écrire cela quand il est généralement admis que les filles réussissent mieux dans les matières littéraires, précisément celles qui sont dépourvues « de règles formelles ». Il ne s’agit donc pas d’un « manque d’initiative » de leur part.
    Je trouve d’ailleurs très drôle mettre en avant ce côté formel des mathématiques, sachant qu’on m’a très souvent reprocher de manquer de rigueur et de faire mes exercices à l’instinct.

    Deuxièmement, je trouve très exagérés de faire des statistiques sur ce que préfèrent les filles. Certes, il y avait très peu de filles en option SI mais les effectifs étaient passés de 45 (classe totale) à 15 (SI). De plus, elles étaient nombreuses à hésiter et les choix proposés n’amenaient pas à la même chose puisqu’il n’existait qu’une classe étoilée en PSI et que beaucoup craignaient de quitter Fabert. J’ajouterais qu’un échantillon de 45 personnes est trop peu pour faire d’un cas particulier (ta classe de l’année dernière) une généralité.

    Enfin cette autre phrase qui m’irrite:
    « Dans mon IUT où, de par leur petit nombre, on les imaginerait soudées … »
    A croire qu’une fille ne se définit que par son sexe. Ce n’est pas parce qu’elles sont peu que ce qui les définit (leur caractère, leurs habitudes, leurs centres d’intérêt) s’effacent. Qu’est qui est le plus sain? Deux ou trois filles avec beaucoup de garçons dans un groupe qui partage les mêmes passions ou une douzaine filles que rien ne lient? C’est triste mais on ne peut pas nous demander de nous entendre avec tout le monde, fille ou garçon.

    Malgré ses quelques remarques (je ne pensais pas avoir écris autant, mais si j’écris autant que je parle…), je trouve que c’est une bonne chose de rappeler de temps en temps la disparité des salaires et des exigences.

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    1. Pourquoi écrire cela quand il est généralement admis que les filles réussissent mieux dans les matières littéraires, précisément celles qui sont dépourvues “de règles formelles”.

      Je te parle des filles à profil scientifique. Ensuite, ce que tu dis est faux avant le lycée : les filles sont plus matheuses que les garçons.

      Ensuite, inutile de redonner les stats de notre maths sup commune, Choupette, j’ai bien précisé que c’était mon vécu et je ne cherche pas à le généraliser (marre de devoir me justifier tout le temps : apprends à lire).

      Pour finir, une fille ne se définit pas que par son sexe, mais je trouve ça assez amusant à noter, vos petites haines cordiales pour des broutilles. Les mecs ne fonctionnent pas du tout comme ça. Il ne s’agit pas de liens d’amitié mais juste de bonne entente sans coups dans le dos.

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  4. Moi j’ai été éduquée petite avec des jeux scientifiques (monter une station météo), je jouais aux petites voitures et au parking avec mon frère et mon cousin, je faisais du vélo… mes cahiers de vacances étaient principalement des cahiers de maths et ma mère m’habillait un peu comme mon frère lol
    Au final j’ai 21 ans, je ne suis pas dans une branche scientifique et j’aspire à un mari et à des enfants dans une maison aisée bien tranquille. Je veux avoir un métier certes mais j’avoue que je pense déjà au reste.
    Pour moi l’éducation de base n’a pas d’influence, d’ailleurs j’ai commencé à avoir ces idées après une année de dépression il y a deux ans… Quoique l’on dise, les filles sont conditionnées par leurs émotions. Ça n’a rien à voir avec l’éducation, ce sont des choses ancrées dans le cerveau depuis les premiers hommes. J’avais lu quelque part une liste des différences hommes/femmes. Justement on disait que l’homme se repérait mieux dans l’espace car il partait à la chasse et devait pouvoir être capable de retrouver son campement et la femme se repérait mieux dans l’espace temporel (c’est peut-être pour ça qu’on dit que les hommes ont le sens de l’orientation et que les femmes retiennent toutes les dates). Y’avait aussi une histoire patrimoine génétique, les femmes se soignent plus vite et ont des défenses immunitaires plus fortes etc etc.

    Ah beh j’ai retrouvé le lien ^^ http://www.psycho-ressources.com/bibli/femmes-et-hommes.html (je sais pas ce que ça vaut mais c’était amusant 🙂 )

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    1. Être élevée comme un garçon, être initiée aux sciences, pratiquer des jeux d’extérieur, etc. n’est pas la garantie de faire carrière dans les sciences et de refuser la maternité. Et heureusement ! Ce serait nier le libre arbitre de tout individu…

      Cependant, il y a quand même un conditionnement initial qui perdure et qui marque l’individu. Certains vont s’en détacher, d’autres vont y persévérer, mais tous vont de positionner par rapport à cette éducation de base et aux schémas qu’on leur a transmis, pas toujours explicitement.

      Ça n’a rien à voir avec l’éducation, ce sont des choses ancrées dans le cerveau depuis les premiers hommes.

      Je ne sais pas. Je connais suffisamment les sciences, surtout les sciences expérimentales, pour savoir que ce qui est vrai aujourd’hui sera certainement faux demain. De telles affirmations sont difficiles à vérifier, le cerveau est extrêmement compliqué à étudier. On peut se baser sur des constatations statistiques, mais ça n’établit pas les liens de causalité.

      Quand bien même un marquage « naturel » existerait, il existe parallèlement des contre-exemples qui indique que, même si les femmes se repèrent moins bien dans l’espace, il existe tout de même des femmes pilotes de rallye, pilote de chasse, géomètre, et j’en passe.

      Quoique l’on dise, les filles sont conditionnées par leurs émotions. Ça n’a rien à voir avec l’éducation

      Une petite fille qui pleure, on la prend dans ses bras et on lui dit « ça va aller ma chérie ». Un petit garçon qui pleure, on lui dit « pleure pas t’es un homme ». Si les filles sont conditionnées par leurs émotions, c’est surtout parce qu’on les conditionne à fonctionner ainsi. À mon humble avis. Je ne suis pas certain que ça se passe de la même façon dans les sociétés matriarcales.

      De toute façon, on ne peut pas définir d’état de nature, ou de nature humaine. Comment être sûr que les caractères qu’on considère comme hérités d’une hypothétique nature ne soient pas des acquis culturels, puisque qu’on baigne dans une culture, quelle qu’elle soit, depuis notre naissance ? Comment faire la différence ? C’est facile de décréter que tel ou tel paramètre est génétique ou « naturel », mais il ne faut pas oublier la faculté d’adaptation au milieu qui fait que le patrimoine génétique (génotype) ne va s’exprimer que partiellement (récessivité de certains allèles) pour donner un phénotype, et qu’à ce titre, le génotype indique plus des tendances et des prédispositions qu’une réalité physique et, le cas échéant, psychologique.

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