Ode à la grenade.

On voit en ce moment apparaître sur les étals un fruit qui m’est fort sympathique : la grenade.

Culture

Ce fruit rouge vif de la famille des Lythracées est principalement cultivé au Moyen-Orient, en Espagne ou encore en Italie, d’où ils nous l’importent par camion, bateau, ou avion, moyens de transports écologiques s’il en est …

Mode

La grenade est certes un fruit exotique, ce qui est sans doute censé justifier le prix ahurissant auquel il est vendu, mais c’est surtout un fruit à la mode.

Car le petit monde de la nutrition branchée a, tout comme son cousin, le monde cosmétique, ses produits « tendance ». L’un considère qu’ingurgiter du pamplemousse ou du gingsen en grandes quantités est indispensable à la survie de l’espèce humaine, et l’autre préconise, probablement dans la même optique, de se tartiner la face à grand renforts d’huile d’argan ou d’aloès vera.

Et, en ce moment, il semblerait justement que boire du jus de grenade (au prix encore plus prohibitif que le fruit entier) soit très «in». Mieux encore, la pub pour l’un des produits en question promet qu’en y goûtant, vous deviendrez encore plus invincible qu’un guerrier du film « 300 ».

Goût

La grenade est un fruit absolument délicieux une fois qu’il est mûr.

Ceci dit, afin d’éviter qu’il n’arrive sous nos latitudes dans un état de putréfaction avancé, il nous est envoyé quasiment encore vert des régions où il est cultivé. Et comme un fruit mûrit un peu moins bien dans un container que sur l’arbre (curieux, non ?), on a, la plupart du temps, l’impression de brouter un truc tellement croustillant qu’on en dirait du cartilage, et suffisamment acide pour que nos gencives en saignent. Tout cela, alors que l’on s’attendait à se délecter de grains délicieusement sucrés et fondants…

Potentiel comique

Mais la véritable raison pour laquelle j’adore la grenade, c’est que vous vous offrez, en l’achetant, le droit de vous humilier.

En effet, la grenade ne porte jamais aussi bien son nom que lorsque l’on essaye de la manger. C’est alors une lutte à mort qui s’engage avec le fruit lui-même (le combat est à peu près aussi sanglant que si vous aviez éventré une douzaine de bœufs à mains nues).

Et c’est une fois intégralement recouvert d’un jus rouge, acide et très tachant, que l’on commence à se demander si celui qui nous a vendu le fruit ne nous aurait pas un peu pris pour un c.. .

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