Le nouveau centre Georges Pompidou de Metz

J’ai obtenu la semaine dernière, grâce à l’une de mes bonnes fées, une invitation privée à la très select soirée des chefs d’entreprises, organisée au nouveau centre Pompidou de Metz par la Chambre de Commerce et d’Industrie. Présentation du musée sans la foule.

L’architecture générale

C’est une belle réussite que nous livrent les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. L’ensemble est harmonieux, lumineux, spacieux et les volumes très bien pensés. Le bâtiment offre l’espace nécessaire pour l’exposition de toiles très grand format, sans pour autant tomber dans le piège du hall de gare : les grands volumes restent à taille humaine. Les matériaux et les jeux de lumière (bois, couleurs claires, vastes baies vitrées et plafond transparent) donnent au lieu une ambiance chaleureuse. Tout est fait pour mettre en valeur les oeuvres et donner au visiteur l’envie de s’attarder. Seul bémol : la toile blanche qui recouvre la structure et donne à l’ensemble sa forme caractéristique commence déjà à se tacher, et on espère que les architectes auront pensé au nettoyage …

Les collections

Les oeuvres présentées proviennent des sous-sols du centre Pompidou de Paris, mais aussi de commandes réalisées spécifiquement pour l’ouverture de ce musée. Comme toujours, en art contemporain, il y a les petites perles (Portrait d’une danseuse) et les vastes fumisteries (cercle noir au milieu d’un toile blanche). On trouve donc de tout, du récent, du moins récent, des artistes reconnus ou non, en passant par les arts « primitifs », les collections sont éclectiques.

L’exposition « Chefs-d’oeuvres ? »

Lorsqu’on rentre dans l’exposition, on commence par des missels et des bibles plusieurs fois centenaires et une vague impression de hors sujet. La présence de l’École de Nancy la renforce. Les oeuvres contemporaines sont plus loin. L’exposition interroge en fait la notion d’oeuvre d’art en brassant des oeuvres de tous âges, mélangeant art académique et trucs bizarres, de La Toussaint d’Émile Friant (précédemment exposée au Musée des Beaux-Arts de Nancy), à un gantelet en ailes d’abeilles, en passant par la robe de chambre de Balzac pétrifiée dans le plâtre. Tout un programme … Mention spéciale, tout de même, à ce mur où sont présentés côte à côte une nature morte, représentant 3 morues éventrées, et 4 ou 5 nus de femmes … Mais je crois que je suis le seul à remarquer cela.

La foule

Qui a dit que l’art et la culture étaient morts, en France ? J’ai pu visiter le musée en privé, le soir, mais lorsque j’ai voulu y retourner le lendemain pour réaliser les photos qui auraient du illustrer cet article, les 2h30 de queue m’ont quelque peu découragé. Le site du musée indique 46 000 visites pendant la première semaine d’ouverture, avec une moyenne de 7500 visiteurs par jour. De quoi rendre optimiste sur l’avenir  de la culture dans notre pays …

Galerie

Si rien ne s’affiche, ou pour voir la galerie en pleine page, voir ici.

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