Tempête

Probablement pas la meilleure chose que j’ai écrite, et puis je déteste écrire en vers, mais comme j’y ai passé du temps, ça vaut peut-être le coup de la sortir de mon tiroir …

Ciel et mer forment une masse indécise,
Affligés des mêmes tourments, assaillis des mêmes doutes ;
Un Léviathan parcouru de questions imprécises,
Qui voudrait se briser, ou sonner la déroute.

Peu à peu, tout ce fatras s’anime.
Le clapot devient ressac, et le ressac, abîme,
L’écume, autrefois caressante, à présent fracassante.
– Fuie qui voudra mais lui restera là,
La rage au dehors, la même le dévore -.

Alors, cinglé par les vents, trempé d’embruns,
Nimbé d’une lumière obscure, irréelle, éthérée,
Et bousculé par la saveur de l’air marin,
Il se retrouve avec lui-même, rasséréné,
Apaisé par le tumulte de la masse d’airain.

©2010 – La Gazette/Arle Uein – Reproduction interdite

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Une réflexion sur “ Tempête ”

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